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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 13:59

Ces articles ont été écrits dans la presse régionale à propos d'une séance de dédicace dans le cadre de "lire en fête" à Concarneau le 12 octobre

Ouest France du 8 octobre 2008 ( édition Concarneau) par Jean Luc Cochennec

Dominique Dieterlé publie un recueil plein de poésie et de vérité sur sa rencontre avec l'Afrique. Un livre de grande classe.

Là-bas, au Togo, on l'appelle "Ani Sara". La Blanche. Pas par mépris, ni hostilité. Mais comme le constat d'une différence qu'il ne sert à rien de vouloir  gommer. 
 
Dominique Dieterté a séjourné sept fois au Togo. Avec d'autres adhérents de son association AïXOS, elle a participé à divers échanges culturels, par exemple en animant des ateliers d'écriture. "Chaque fois, je ramenais des petits textes, des poèmes, ou je notais mes impressions."


Parallèlement, elle participe aux travaux d'un groupe de recherche pour réinventer l'international. "J'ai commencé à écrire pour clarifier mes idées, essayer d'expliquer ce qui nous rapproche des Africains, mais aussi ce qui nous en sépare."



Le résultat est un recueil de lettres courtes adressées aux jeunes togolais. Des textes d'une écriture fluide et sensible, avec de véritables fulgurances poétiques, mais aussi beaucoup de rigueur et de précision dans la réflexion. Elle parle à ces jeunes avec la franchise d'une amie, la sincérité d'une mère qui ne veut pas tromper ses enfants. Et ce qu'elle dit est parfois dur à entendre. Mais c'est la vérite, et elle l'exprime avec une force, une qualité d'écriture, une sincérité qui ne peuvent laisser indifférent.

Le livre n'est donc pas un récit de voyage, ni vraiment un essai ou une autobiographie, mais un peu des trois à la fois. "On part en Afrique avec l'idée de changer les choses, et au retour, on a soi-même changé." Dominique Dieterlé a mis beaucoup de sa propre histoire dans ses lettres. Elle a trouvé en Afrique des trésors de tendresse, de délicatesse, peut être même d'amour, qui ont jeté une lumière nouvelle sur sa propre vie.

Mais hélas, ni la beauté sidérante des nuits africaines, ni la chaleur des rencontres, n'ont le pouvoir de guérir toutes nos blessures.



Le Télégramme du 10 octobre 2008 ( édition Concarneau) par Rodolphe Pochet

Dominique Dieterlé publie ses lettres à l'Afrique. Un recueil de réflexions poétiques, adressées à de jeunes Africains, qui parlent à tous les lecteurs.


«Quand les gens d'ici partent en Afrique, plein de bonnes intentions, leur motivation principale est de donner; il faut aussi savoir accepter de recevoir... »
Quand Dominique Dieterlé évoque sa rencontre avec le continent noir, elle offre un regard différent de celui porté habituellement par les Européens.


De 2001 à 2006, la comédienne et metteur en scène s'est rendue à plusieurs reprises au Togo pour y mener des ateliers artistiques, dans le cadre des projets de l'association Aixos. Dans sa découverte du pays, d'une culture, et face à la richesse des échanges avec son jeune public, elle a vite ressenti le besoin de poser ses impressions et quelques idées sur le papier. Ses écrits ont ensuite pris la forme de lettres, adressées aux Togolais de 15 à 25 ans qu'elle a connus.

Les "Lettres d'Ani Sara aux enfants du Togo" , qui viennent d'être publiées aux éditions L'Harmattan, proposent de découvrir une trentaine de ces courriers, comme autant de réflexions sur les différences culturelles, autour de thèmes comme la famille, les traditions, la violence ou l'enseignement. Y apparaît, en creux, un portrait poétique d'une Afrique "pessimiste et gaie".


À travers de nombreuses confidences, servant par exemple à expliquer les réalités françaises, Dominique Dieterlé, "Ani Sara" ( "la blanche", comme l'appelaient les Togolais) dévoile aussi sa personnalité, sa sensibilité et sa propre remise en question, détruisant au passage certains clichés néocoloniaux encore vivaces.


Elle ne cache pas les diffé
rences ni les réalités africaines. "Je ne veux surtout pas apparaître comme celle qui donne des conseils, beaucoup de jeunes ont un sentiment de découragement, pensent qu'ils ne vont pas s'en sortir; je veux juste leur dire ce qu'il est possible de faire, et notamment prendre la parole", explique celle qui est, depuis mars, conseillère municipale.

Mème si le livre n'est pas politique au sens premier du terme, le lecteur ressent la nécessité d'un changement d'attitude et de regard de la part des « occidentaux ». « Avant de penser à la façon d'aider l'Afrique, il faut nous changer nous-même », explique l'auteure. Ses lettres offrent une belle façon de commencer ce travail.

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publié par d.dieterlé - dans en retour
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  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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