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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 12:02

Le post d'hier se termine par une sorte d'injonction colérique à aimer le bonheur.

Un peu court, j'en ai conscience !

Qui que ce soit qui lise ces lignes (ah! le beau temps - dans les 50 dernières années au moins - où j'avais mes fidèles correspondants épistolaires ... écrire sur ce blog me donne l'impression de parler à quelqu'un, à quelques uns, évanouis depuis longtemps sans doute, qui acceptaient de recevoir mes proses égarées. Fin de la parenthèse), je veux lui dire qu'à mon sens il n'y a pas d'antagonisme à parler de la mort au chevet du bonheur. Ou le contraire.

Pas question du bonheur niais des chromos d'antan, pas question de la joie dégoulinante du pathos, pas question de l'indécence de celui qui gagne pour écraser un autre, comment ferait-il autrement du reste ?

 

Mais de la beauté, de la bonté nécessaires à la marche d'un monde spacieux, habité, qui est notre Vie, et notre seule Vérité.

De cette action qui veut courber la chance au profit du plus grand nombre.

Du refus des croyances qui étouffent les esprits et condamnent le futur.

Je ne peux que citer ces vers de Neruda qui a dit mieux que moi le devoir d'être heureux:

 

 

Si beauté il y a ce fut d'apprendre à ne jamais tarir ni tristesse ni joie

à attendre un « peut-être » d'une dernière goutte

à demander plus au miel et aux ténèbres.

Puni, je l'ai peut-être été : j'ai peut-être été condamné à être heureux.

Mais je témoigne ici que personne n'est passé près de moi qui ne m'ait partagé.

J'ai brassé jusqu'au coude et rebrassé dans une adversité qui n'était pas faite

pour moi : dans le malheur des autres.

Ne parlons pas de lauriers, de parti , mais de très peu de chose

de ne pas pouvoir vivre ni respirer quand il y a cette ombre,

l’ombre d'autrui comme autant de tours,

comme des arbres amers qui vous enterrent,

comme des pierres qui vous blessent les genoux.

 

Et si l'énergie manque à celui qui se débat, au moins qu'il fasse peu de choses. Ne serions nous pas tous plus vivants en prenant le temps présent à l'aplomb d'un rien du tout, d'un rien dire, ou d'un rien faire, juste au dessus de nous la vie et ses questions, et sous nos pieds, le monde en attente de bonheur.


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Aujourd'hui est un bon jour... qu'on en profite !

Demain reviendra, sans doute, la colère !

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publié par dominique dieterlé - dans chroniques
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