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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 16:59

Il n'y a rien (Nada) entre le monde et moi.

On prend ça comme on veut.

Pas de limite ? pas de différence ? ou bien l'écart de l'incompris, l'étrangeté grinçante, la sidération de l'absence ?

Les mots viennent. On ne pense pas, on n'imagine pas. C'est la surface d'un miroir qui est, ou n'est pas, profonde. Qui est, ou n'est pas, réelle.

Entre moi et le monde, c'est sans histoire, pourtant. Un chemin de traverse. Trois petits tours et puis s'en va. Où ça ? ne sait pas. Ailleurs. Ici. Quelle importance. Identité, variété, similitude, contrariété.

Rien à comprendre. Je reste là, mais qui ? posée au bord du vide, au bord du plein, en attendant. Le nouveau monde, comme on l'appelait. Autant dire, c'est que dalle.

Ou bien. Ce rien qu'il n'y a pas entre le monde et moi. Enlacé à bras le corps, quoi qu'il en soit.

 

Nada

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 15:12

Ce fut déjà le titre d'une expo réalisée en 2016... Assembler. Assemblages.

Coller et réunir. Loin de l'idée de l'hétérogénéité, travailler à l'unité. Un jour, qui sait, à l'absolu de l'unité, retrouvée en un seul temps, en un seul lieu. Totalité de l'art de la vie, de la production juste avant le big bang. Un petit big bang comme un pétard mouillé, dont on a été le passeur. Quand même. Un seul moment où ça va coller, celui peut être du dernier souffle, ou de la dernière œuvre (on appelle ça une œuvre, mais oui, sans honte, ce qu'on fabrique, n'est ce pas ...).

Construire d'abord par accumulation, collage, superposition, découpage et recollage de tout ce qui fait le passage du temps : abolir les moments séparés, assembler ce qui s'est opposé, rassembler les affrontements techniques, refaire inlassablement avec ce gout de recuit, de passé proche et lointain, déconstruit et compressé en un présent qui s'effrite aussitôt, qui ne dure pas, qui cherche sa respiration, sa justification à exister, à recréer. A créer. Quoi ? sinon l'acte créateur lui même ? Et lui, là, il ne se remet pas, il se décompose méchamment, et se retrouve, parfois, avec la volonté malfaisante de chercher sans se lasser une aptitude à réunir les plus éloignés de soi, de tout, de rien.

Ah! ce n'est pas un grand dessein (dessin?), ou l’œuvre monumentale de la vie qui se hausse au dessus d'elle-même. Non! Nécessité intime, reptation, fondamentale qui aspire et  bave  ce qui passe à sa portée : faire avec ça et ça, et puis jeter, rejeter, détruire et recommencer. Faire comme on dit aujourd'hui, du recyclage. Vie composée de tous les cycles, qui croît, alors, en spirale, en détours collés les uns aux autres, les uns sur les autres. Pour ne faire que l'apparence d'un cercle qui se mord la queue et mange à tous les râteliers. Fait feu de tout bois, même s'il n'y a plus de bois. C'est la soupe à la grimace des désirs, des actions, des restes et des repousses.

Et puis, je déchire ce que j'ai assemblé, et puis je recolle ce que j'ai déchiré et tout est en moi, à moi, comme si ce n'était que cela : l'habit d'arlequin, pour le rire et la fureur, un habit d'empereur fou qui règne sur un seul sujet : lui-même. Mais cela, est ce bien sûr ? 

monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu

monotype sur papier et collage tissu

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 22:41

 

à ceux qui ont franchi le pas vers le monde inversé

s'étonnant des rochers où brillent des yeux morts

et voulant retenir les étraves et les routes d'écume

qu'ils mâchent en silence

et sachant, déjà, que les tombes y seront perdues

 

sauf

si nous osions encore une fois écrire

leurs noms de poussière remontés des hauts fonds.

 

je demande seulement :

en avons nous le droit ?

Est-ce que les mots donnent quitus à la cruauté des falaises ?

Ces traits, ces bourrelets d'encre échappés des ressacs

que diront-ils des bancs de sable où leur espoir s'abime ?

 

Je voulais que ma douleur fut tienne

elle ne peut pas.

elle ne sait rien de l'ombre et de la plaie

de l'infâme loterie

de la terreur où croule ta jeunesse

elle ne livre que des mots en creux de lames

 

Qu'en ferais tu ?

 

Qu'en ferons nous ?

où sont-ils ?

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 13:47

sans avoir les mots... les mots.... les mots des maux.

Alors, STOP !

Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique
Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique

Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 13:30

les hommes dispersés à corps et à cris que le temps révèle à eux mêmes
les mots élagués dans le ventre du centaure où la forêt se désagrège
les mots des hommes
les hommes et les mots que personne ne songe à renommer
l'égarement des lois faussaires
le silence et la peine du travail
qu'on a laissé à l'autre
et qui pourrait

Elle seule,
recoller les morceaux

♦ les mots des hommes

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 18:31

les souvenirs tourbillonnants se noient dans la défaite

reste la beauté qui sauve les apparences

et le chaos fécond de nos mémoires qui dansent

♦ un an plus tard... Athènes

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 15:08

sur chaque pluie noire de l'enfance

règnent des billes d'arc-en-ciel

des coquilles tapissés de mystères et de lune

alors, non, le jour présent n'est pas comblé

le temps parait long et se croit tout permis

il n'y a pas de peur

il n'y a que le sable

d'un château qui s'écoule autour de l'avenir

un monde pas encore élevé

que le temps des marées détruit sans faire exprès

♦ in-carnets (13)

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 14:52
♦ in-carnets (11)

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 13:20

 

 

 

NaDa13sept14

 

La belle orange bleue,

dit l'homme,

quartier par quartier

je finis par avoir sa peau

 

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 19:10

 

 

 

 

NaDa23juil14

 

Il n'y a pas de corps

il n'y a pas de traits

rien que les évidences

 

du regard

sur la danse qui va

de proche en proche

de soi en soi

 

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 18:12

suite de la publication des "petits carnets" de vagabondage graphique et poétique

l'album est accessible (sans les textes, qui viendront au fur et à mesure...)  ici : carnets

 

 

NaDA17nov14

 

la matière noire

cache bien son jeu


 

il y a toujours un peu de jaune

pour reprendre

ce que l'ombre a négligé


  méeNaDa30nov14

 

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:35

 

 

  NaDa17juin14

 

au point du jour

le matin replie

en forme de boutonnière

son chemin de nuit

 

 


il parait que la mort

ressemble

à toutes les autres fleurs


seule importe

une raison pour tomber

au milieu des orages

 

NaDa27juin14

désarmée

 


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Repères

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  • ANISARA
  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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