Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 19:45


     " peu à peu mais aussi à grands à-coups

       il m'a été donné de vivre  

       oh! quelle affaire insignifiante"

 
pontcroixnb

 

je disais samedi soir pour une vingtaine de spectateurs attentifs
 

cette phrase de Pablo Neruda,
extraite de son recueil "mémorial de l'ile noire"
publié à 60 ans

 

c'est aussi mon âge
un moment de retour sur soi même, pour entrer dans la vieillesse, et chercher le sens


peut être

 

insignifiant ne veut pas dire inutile ou misérable,

mais seulement
qui ne trouve pas la direction, la distance, et la finalité du voyage

 

 

ainsi de tout voyage entrepris dans tel but
et qui aboutit sur des rivages que l'on n'attendait pas

  

alors ne plus attendre ?


ou tout espérer en dépit de l'errance ?

Partager cet article

17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 20:44
merci pour votre générosité et votre attention !
... en particulier à Evy qui a laissé pas mal de commentaires les jours derniers...


il ne faut pas hésiter à manifester toujours un certain pessimisme - sinon peut être n'aurait-on rien à dire ? - car ce qui importe au fond, n'est-ce pas d'arriver à transformer en or (comme disait ce cher Baudelaire - qui fut le premier poète que j'aimais à 13 ans) toute cette boue qui coule de nos flancs avec le sang la peur et la misère intellectuelle

l'optimisme béat me saoule, dans l'acception vraie du terme, il trouble, affadit, fait perdre le sens et l'équilibre

tout comme l'illusion qui n'amène que la déception

le pessimisme autorise, lui, la frustration, la colère et la beauté amère, mais aussi l'enthousiasme, fût-il aussi fou que l'absurdité de nos vies
,
et surtout l'indispensable rébellion à tout ce que le monde comporte d'injustice et de laideur


ces pensées désordonnées toucheront peut être un esprit ouvert, curieux, amical...
que ce partage soit alors la réjouissance commune, le dessin gravé sur nos ombres factices, la lumière dans le noir, un démenti de la haine, une raison déraisonnable de continuer à créer, à écrire, à aimer.

Partager cet article

21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 14:47

 

 

avant l'Afrique, mais aussi dans le même temps, dans le même amour partagé, dans la même admiration, dans la même fusion poétique, il y a le Japon
cinéma, architecture, art de vivre, et poésie
dont le haïku

le haïku, pour ceux qui l'ignorent encore, est un poème bref, intense et vagabond qui dit l'humain avec humour,  qui parle du quotidien avec une philosophie subtile, qui évoque enfin la nature avec un lyrisme réservé, dédié aux sensations bien plus qu'aux mots, d'où cependant le jeu de mots n'est pas absent, même si l'on n'en ressent sans doute pas la saveur brute lorsqu'on ignore la langue.

 

 

dans ce monde de rêves
je cultive des oignons
solitude (kooi)

dans l'inaction
elle a vécu l'holoturie
dix huit mille ans (shiki)

 


j'aime le haïku parce qu'il accompagne la marche, l'errance et la nuit ... "voilà pourquoi tous les passionnés de silence, et ils sont peut être plus nombreux qu'on ne le croit, sont susceptibles de devenir des passionnés de haïku" (ôoka makoto in "poèmes de tous les jours")

 

 

 

avec pour seul chapeau la lune
je voudrais tant partir !
ciel du voyage ( tagami kikusha)


j'aime le haïku parce que "le créateur qui s'en réclame évite soigneusement de dépasser le seuil de la simple suggestion, attentif d'abord à laisser les portes du sens grandes ouvertes" ( maurice coyaud in "fourmis sans ombre")

 

 

 

 

pour écouter les insectes
pour écouter les humains nous ne mettons pas
les mêmes oreilles (wafù)


y a-t-il, au fait, meilleure définition de la poésie dans son essence, et de tout art dans ses visées ?

 

 

 

 

un homme sans pinceau
quand vient la lune
est-ce possible ? (onitsura)


les haïkus sont souvent rangés par "saisons" , comme le suggéraient dès leur origine les admirables "journaux de voyage" du moine poète Bashô qui vécut au 17è siècle

 

 

 

 

la mer dans le soir
le cri des canards
a quelque chose de blanc (matsuo bashô)

 


voici quelques poèmes suggérant l'automne puisqu'au coeur de novembre nous voici plongés (en breton : "miz du" le mois noir)

 

 

 

 

lui un mot
moi un mot
coeur de l'automne (takahama kyoshi)

froidure d'automne
oh! l'éclair de ces yeux !
masque de démone (shiki)

j'ai coupé la pivoine
quel chagrin mortel
ce soir ( buson)

le vent d'automne
transperce les os
de l'épouvantail (chôi)

triste joie d'un cheval efflanqué
à la verticale
de l'automne ( murakami kijô)
 


... et une courte bibliographie

 

 

 

 

  • "poèmes de tous les jours" anthologie proposée par ôoka makoto - traduction yves-marie allioux - ed picquier poche
  • "fourmis sans ombre - le livre du haïku" maurice coyaud - ed phébus
  • "bashô journaux de voyage" traduction rené sieffert - ed publications orientalistes de france
  • "ah le printemps" traduction cheng wing fu et hervé collet - ed moundarren
  • "le livre d'or du haïkaï" pierre seghers - ed robert laffont
  • "poèmes zen de maître dôgen" calligraphies de hachiro kanno - ed albin michel
  • "anthologie de la poésie japonaise classique" - nrf poésies gallimard

 

 

 

Partager cet article

3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 13:11
Une question posée par les organisatrices du quai des écrits , manifestation d'auteurs indépendants hautement sympathique, organisée en mai 2009 et reconduite en mai 2010 (cliquez sur le lien pour en savoir plus)

"Pourriez-vous écrire  un petit texte  sur l'écriture. Sur ce qu'elle vous apporte ou sur votre rapport avec elle … ou sur le pourquoi écrire ?"

pourquoi ?
ce que ça apporte ?
rapports, amoureux ou ... financiers ( là, il faut rire) ?

chais pas !

mais comme je suis bonne fille j'y réfléchis quand même et voilà ce que ça donne



j’écris
j’accroche un peu de terre au poids de mes chaussures

j’écris
je lance une poignée de sable dans l’encrier du temps

j’écris pour marcher
alors je jette les chaussures

et puis j’écris et puis je marche
pieds nus sur le gratin des pages

c’est comme ça que j’écris
entre deux vents entre deux eaux

entre deux pieds arqués qui se lèvent en cadence
pour rimer
pour trimer
pour pisser la copie
de ce qu'ils appellent vivre

et qu'est-ce que ça cache ?



Partager cet article

24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 13:14
après la célébration de la négritude, mot imaginé par Césaire avec la complicité de Senghor et Damas,  les afro-américains dans les années 60 inventèrent la formule "black is beautiful".
Des panthères noires montraient les dents après avoir été trop longtemps pliées sous le joug de la captivité et du mépris de l'homme blanc

loin de moi l'idée de revendiquer une fausse appartenance et une histoire qui n'est pas la mienne
même si j'ai dit , ici et ailleurs, que cette correspondance avec le noir m'a rendu l'Afrique si familière au premier regard que je m'y suis, bizarrement sentie plus chez moi que nulle part ailleurs

juste dire qu'il y a quelque part en moi (en beaucoup d'entre nous ?) cette noire panthère qui sommeille
chargée des maléfices attribués par notre occident à l'obscur, au sombre, au nègre, à l'impur, à la mort et au deuil symbolisés par la couleur noire

les jeunes gothiques d'aujourd'hui, les romantiques de toujours, les philosophes ou les poètes ne renient pas cette part d'un obscur héritage, qui n'est pas le satanique ou le nauséabond que certains ont détourné à leur profit, mais le seul abandon à tout ce qui nous échappe en nous, le ça freudien peut être, et qui prend parfois l'apparence séduisante et soyeuse d'un animal fondu dans la nuit de nos jungles intérieures
peut être vorace
peut être locace
mais aussi réel que le jour où la nature solaire nous convie chaque matin

animal de nuit et de fourrure, qui ne me dévore pas
mais ronronne en gardienne fidèle et protectrice

ne pas oublier que le noir est le drapeau de l'anarchie
celui en moi qui n'accepte ni dieu ni maître
ni chaine ni cage d'aucune sorte
jusqu'à la mort




Partager cet article

28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 16:40

en écho à mon dernier écrit ...
d'autres images dans l'album rouillé



j'aime les poèmes poèmes urbains du travail des bâtisseurs et des recoins cachés, plâtrés, ferraillés, grattés, dérouillés et ... et et
 

Partager cet article

20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 11:20

une amie embarquée dans un projet maritime innovant et excitant* m'a envoyé ce texte :

"En mer on se sent parfois coupé de tout. Quand je dis de tout, j’entends des informations, des moyens de communication, des Hommes. Car en réalité on est reliés. Reliés à la terre, à la mer, à la beauté, aux quelques êtres vivant avec nous quotidiennement. Ce qui m’a le plus manqué des hommes c’est la poésie. Leurs poèmes, leurs mots choisis.

Je n’ai jamais autant regretté de ne pas les connaître « par cœur ». Devant l’immensité de la mer, les quelques bribes de poèmes appris m’ont rassurée dans mes silences, aidée dans mes contemplations, apaisée devant l’immensité du monde. Les quelques livres présents à bord, les précieux passages de prose effeuillés au gré des vagues sont peut-être la seule raison pour laquelle on a vraiment envie de revenir. Rejoindre le monde des hommes.

Et le soir, à l’heure où chacun sort de ses lectures ou de ses calmes occupations, quelqu’un, parfois, avec un air grave déclare « qu’il a quelque chose à nous lire ». Et ce petit morceau de mots choisi prend toute sa saveur. On écoute attentivement, essayant de capter cette émotion nous rappelant que face à cette espace infini, quelqu’un, un jour, quelque part, dans de toutes autres circonstances, a ressenti, lui aussi la force de la vie palpiter en lui. A eu besoin de l’écrire. On observe le lecteur, qui a décidé, aujourd’hui, de nous lire ce petit morceau d’ailleurs l’ayant ému. On le remercie intérieurement de s’être jeté à l’eau, de nous avoir révélé un peu de lui-même.

On se tait."

Aude

* projet "bastia  - tokyo" ( LE MANGUIER, un ancien remorqueur de la marine transformé en navire à voile super écologique relie Bastia à Tokyo par le détroit de Behring)

Partager cet article

2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 10:24
après les journées tropicales de juin, même en Bretagne où les nuits en plein air devenaient fréquentables, un orage est venu ramener le temps à des considérations climatiques banales...

que reste-t-il de la chaleur et du temps de cette entrée fracassante dans l'été ?

un goût acidulé de revenir, et le reste d'une douceur sucrée quand on ferme les yeux sur trois ans d'éloignement d'un pays qu'on a aimé

en quoi cela mérite-t-il d'être appelé "fatal" ?

ce goût édulcoré par le souvenir a laissé une empreinte sur la langue et les mots qu'elle invente
un jour le temps, un jour l'orage, un jour présent, un jour absent, un jour et un autre jour qui font des vies où tout se défait peu à peu, sauf la mémoire d'avoir été

j'aimais ce fatalisme gai qui ne se subordonne à aucun temps
il me ravissait de la lumière flamboyante à laquelle succède le soir, brusquement, sans aucune transition
il me donne, souvent encore, l'idée qu'attendre sa vie est vivre, déjà,
que ne rien faire, laisse la place à l'être de soi,
que rire de son malheur est l'éloigner, vraiment,
que la liberté n'est pas seulement dans le non à ce qui bride, mais dans l'élégante indifférence à ce qui est plus immuable que nos questions incessantes

un goût d'Afrique, un goût d'été ...
la vie fatale (fatalement) et la sagesse ardente du désir
dans une ombre d'arbre malmenée par le soleil où se dessine la trame d'un amour pendu aux branches, 
fruit mûr dont on attend qu'il tombe dans la bouche d'un corps altéré
... ou qu'il ne tombe pas

... ou qu'il tombe peut-être



Partager cet article

18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 11:22
j'étais la semaine dernière dans le studio d'enregistrement d'une radio locale sur ma ville de Concarneau ( radio 5FM), pour parler un peu de mon bouquin
l'interviewer est un ami togolais vivant en France à qui, donc, indirectement, le livre "lettres d'anisara" peut s'adresser au premier chef,
disons qu'il sait de quoi je parle, et que son appréciation est d'autant plus précieuse pour moi

au cours de nos échanges il m'a fait remarquer une chose qui m'avait évidemment échappée, puisque je ne connais pas les subtilités des langues vernaculaires parlées au Togo

dans sa langue en tout cas ( Bassar) on ne dit pas :
"je m'appelle x... ou y.... "
mais
"on m'appelle x... ou y..."

la nuance a son importance car, comme tout ce qui touche à l'expression orale et à la construction grammaticale, elle est porteuse d'un sens qui reste caché à la première écoute

dans ma langue, je me nomme, je me définis et je me présente en tant qu'individu X... , donnant lui-même le sens et la définition de son propre moi, dont le devenir repose alors entièrement sur lui même, d'où peut être cet effet conséquent de solitude et d'errance face à certaines embûches de la vie

dans l'autre langage , je suis le fruit d'une résultante successive de noms donnés par mes parents, ma collectivité ou mes amis (surnom)
je ne me nomme pas moi même mais seulement par le don de nom qu'on m'a fait, et de tout ce qui va avec..
ceci pouvant impliquer du reste une forme de rigidité dans l'expression de mon devenir
par exemple si quelqu'un ne porte par le nom de la famille des griots ou des forgerons - j'ai entendu dire cela de la part d'artistes maliens je crois- je n'ai pas de droit légitime à exercer cette profession

il n'importe donc pas ici, comme en toute rencontre interculturelle, de donner des bons ou des mauvais points ou d'essayer de savoir si ceci et MEILLEUR que cela, mais de comprendre et d'accepter que nous, humains, n'ayons pas les mêmes représentations de nos insertions dans la vie sociale,
de nos rapports avec le temps, le groupe, la nature
ce qui est à proprement parler la définition même de la culture !

Partager cet article

10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 20:02
j'étais il y a deux jours chez des amis libraires, des vrais, de ceux qui vendent des livres et pas des savonnettes de marketing préfabriquées en forme de millefeuilles de papier.
L'un me dit avec tristesse : on est obligé de réduire le rayon poésie, personne n'en n'achète, ni n'en lit plus ...

on constate pourtant que grâce à Internet et autres moyens de communication faciles, il n'y a jamais eu autant de poètes en herbe !
plutôt bien, alors, mais ...

il faut lire aussi
les grands et les petits poètes
pas seulement vouloir être lus, entendus, compris, appréciés, admirés mais
entendre, écouter, aimer, comprendre, apprécier, admirer

apprendre aussi, comme on apprend la menuiserie avec un maître artisan, ou la musique avec un bon accompagnateur
apprendre et travailler, apprendre et polir son langage, et chercher au delà d'une simple et personnelle expression à atteindre ce qui est la source commune des questions que pose la poésie
auxquelles elle ne répond jamais, car tel n'est pas son rôle

je ne dis pas que la culture populaire n'a pas sa raison d'être (celle précisément que véhicule Internet ), mais qu'un texte de poète est tout sauf facile, limpide et immédiat

la poésie ne sert à rien, certainement, elle n'a pas de fonction thérapeuthique ou d'ambition de communication
elle EST

elle est elle-même la forme la plus aboutie, sophistiquée, peut être, et mystérieuse de ce qu'un esprit humain est capable de faire avec le langage
et pourtant, à cause, ou en dépit de cette incertitude qu'elle véhicule elle apporte souvent des lumières inattendues sur ce qui est obscur, douloureux et tellement humain

si un soir de tristesse, ou d'angoisse, vous écrivez sur vos cahiers secrets la source de vos désespoirs, vous aurez fait un pas
si vous ouvrez un livre de poésie, vous sentirez sur votre tête se poser une comète qui ne dit pas son nom,
mais qui déchirera la nuit de vos souffrances par un trait de joie pure

vous dites : peut être ?
essayez ESSAYEZ !

Partager cet article

7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 10:56
des jours où le voyage ne donnera plus la clef
des jours sans vie où les ombres épaissies marchent sur nos têtes béantes

des jours longs comme des jours sans pain, sans faim, sans devenir

jour vide est le froid d'une âme encerclée de silence

mais
autrefois à Kara, quand le froid revenait , toujours il y avait

un coq qui chantait le matin
une langueur sirupeuse du jour pour redonner couleur au sang
un rire de gamin
une main noire autour du thé brûlant
un surplus de vivant pour conjurer les morts
un écho de fête à travers la poussière

partir ! partir ?
et retrouver le monde au bout de soi
alors quoi ?


un jour .. ou l'autre ...

consolez moi de tout




fête culturelle des collèges - avril 2006




Partager cet article

19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 14:57
en choisissant l'image publiée sur ce blog  le 13 janvier, celle de mes petits voisins togolais lorsque je vivais en 2006 dans une maison amie, j'ai été saisie par l'acuité grave des regards qu'ils offraient à ma prise de vue:

tous regardent intensément l'objectif
aucun ne sourit
me suis-je demandé ce qu'ils ressentent à ce moment ?

en relisant longtemps après les images des moments vécus et fixés sur la mémoire de l'appareil, on sent bien qu'elles ont enregistré une toute autre mémoire que celle dont on croit se souvenir

peut être est-ce à cela que servent les photos de nos voyages ?
plus qu'à réveiller nos émotions qui ne sont pas inscrites en nous seulement avec les yeux
plus qu'à exalter la beauté cachée des visions quotidiennes qui ne nous enchantent plus
plus qu'à objectiver le temps volé d'un instant arrêté
(mais à tout cela aussi)

les images d'un ailleurs qu'on a seulement traversé nous dévoilent en apnée la profondeur d'une vérité qu'on oubliait de croire possible
photographier les regards, photographier les corps, photographier les constructions humaines...
c'est cette révélation, au sens photographique du terme que comprendront cela seuls qui ont usé autrefois du révélateur sur l'argentique, ou au sens quasi religieux dont on nous a bien cathéchisé (et que comprendront cela seuls qui ont eu droit à la "bonne éducation" !), cette révélation donc, fait apparaitre au fil du temps, du regard qui s'éloigne, une lecture dont l'évidence s'affirme peu à peu et qui raconte une autre histoire que celle à laquelle on a cru être mêlé.

reprenez vos photos de voyage et relisez les !
quel nouveau monde vous apparait alors dans les détails de l'ombre qui jaillissent enfin à la lumière du temps ?

Partager cet article

Repères

  • : ANISARA
  • ANISARA
  • : Chroniques, poésies, photos, créations pour illustrer mes voyages, mes rencontres avec les humains solidaires, avec l'Art et les cultures, ici et partout ailleurs. Livres parus à ce jour : "lettres d'Anisara aux enfants du Togo" (Harmattan), "Villes d'Afrique" et "Voyager entre les lignes" (Ed. Le Chien du Vent)
  • Contact

Rechercher