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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 15:48

hiver Paris, sans pitié pour les genoux des filles

peau nue sous les jupes à plis marine

espérant en vain le rouge radieux

d'un collant qui fut toujours bleu

de froid lui aussi, comme aux enfants de Marie

comme toujours aux enfants derrière les fenêtres

aux enfants qui imploraient le monde de venir

jusqu'à eux

 

hiver Paris

fenêtres glacées qui demeurent

quand les enfants cachés ont dit leur dernier mot

d'enfant

et sont devenus grands

23 rue de Coulmiers. Jeudis et dimanches chez l'arrière grand mère

23 rue de Coulmiers. Jeudis et dimanches chez l'arrière grand mère

6 rue Etienne Dolet. L'école existe à peine encore. Restent les arbres ?

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87 avenue de Verdun - HLM de circonstance derrière les trains qui partent

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33 rue d'Assas. Lycée ste Geneviève. La rue tout en bas qui va, qui va ...

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64 rue d'Assas. Terminale. Et tout peut commencer ?

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5 rue de l'Odéon. Etudiante travailleuse. Librairie autrefois "pensée sauvage". Si seulement c'était vrai ?

5 rue de l'Odéon. Etudiante travailleuse. Librairie autrefois "pensée sauvage". Si seulement c'était vrai ?

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 17:03

Mise à distance dans le tremblement des marées où la terre se découvre

Pleine mer : trop plein de secrets, donnés enfin lorsque s'éloigne la transparence glacée de l'engloutissement

La boue devient elle même ville morte ressuscitée par le jusant

L'eau n'existe pas : seule la profondeur des terres enfouies qu'elle nous a volées

Et lorsqu'elle se cache sous la pellicule verte, c'est l'image d'un jardin de pierre qui raffermit nos illusions 

Va-t-en, lui dis-je, et laisse moi trainer les pieds, je ne suis pas une sirène !

Vers Paimpol
Vers Paimpol
Vers Paimpol

Vers Paimpol

étangs de la Roche Jagu
étangs de la Roche Jagu
étangs de la Roche Jagu

étangs de la Roche Jagu

Trégor
Trégor
Trégor

Trégor

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 09:07

Il n'y a pas de falaises à Paimpol, Botrel s'en est aperçu trop tard, c'est ce que raconte les chemins du patrimoine semés dans la ville ! on s'en passera donc !! Ici règne la basse mer ...

enserrée d'écluses

l'eau contrainte fait danser

les bateaux à quai

port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse

port de Paimpol (22) à marée basse

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 15:32
Sur la carte satellite on voit le trajet de la voie ferrée entre  Laroquebrou et Laval s/Cère, qui suit la rivière (Cère) tandis qu'aucune route ne passe par cette vallée encaissée qui détermine les limites du Cantal, du Lot et de la Corrèze

Sur la carte satellite on voit le trajet de la voie ferrée entre Laroquebrou et Laval s/Cère, qui suit la rivière (Cère) tandis qu'aucune route ne passe par cette vallée encaissée qui détermine les limites du Cantal, du Lot et de la Corrèze

Il fallut moins d'un siècle pour donner à tous les pays du monde le transport ferroviaire, au prix d'efforts humains, industriels, logistiques sans précédent : ouvrages d'arts, tunnels creusés à la main, ou presque, viaducs, ponts de fer, milliers de kilomètres de voies destinées à relier les hommes, à amener les marchandises là où les routes n'allaient pas, là où le seul moyen de transport était la charrette ou la barge fluviale.

 

Chaque voie ferrée abandonnée au profit de la route, est un déni de tout ce qui a été donné, espéré et promis par un mode de liaison qui reste parmi les plus économiques, écologiques, en dépit de l'entretien nécessaire de toutes ses infrastructures.

 

Le petit train qui longe cette vallée de la Cère, où aucune route ne peut s'immiscer, rappelle constamment au voyageur le travail titanesque accompli pour construire la voie, et la fragilité d'une ligne autrefois nécessaire ( construite en alternative au transport par les gabarres), désormais en sursis (dont on ne sait combien il pourra tenir).

 

J'avais emprunté cette voie dans les années 70 lorsque la liaison ferroviaire menait de Périgueux à Aurillac. Aujourd'hui c'est à Brive que le train d'Aurillac trouve son terminus, toute la partie Ouest ayant été abandonnée (notamment Sarlat, Souillac, etc..).

 

J'ai fait en juillet cet aller-retour entre Laroquebrou et Biars-Bretennoux... pour la beauté du geste et pour l'amour des trains.

train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours
train d'un jour, train toujours

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 11:03

c'est le cœur : le marteau qui cogne, qui bouillonne

c'est le buisson ardent : les tombes emportées par le ruisseau des feuilles et la brume violette des draps condamnés aux champs d'honneur

car l'honneur s'est perdu et le tourbillon glisse en fourneaux refroidis, en ardoises, en voies de fer qu'on a déshabillées

après c'est le silence

le fleuve méandreux traverse le ventre pâle des vallées endormies où demeurent

l'accointance du ciel avec le métal, la vérité de l'eau qui s'embrase sans le dire, le souvenir d'un oiseau noir, le grondement d'une cohorte de mots abandonnés et de voyelles orphelines

jetées une à une dans la rivière si plate, si terrible

qu'on rêve de la déchirer

la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet
la Meuse de Sedan à Givet

la Meuse de Sedan à Givet

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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 17:01

"C'est un trou de verdure où chante une rivière..." Nous avons tous en mémoire  "le dormeur du Val" , qui témoigne des horreurs de 1870. La forêt ardennaise,  à proximité immédiate des terrains d'opération des 3 dernières grandes guerres, est habitée des souvenirs, des massacres et des charniers de "braves gens" (suivant la citation inepte de Guillaume II en 1870).  Quand on se balade en ces lieux, on marche sur des cadavres, même si on veut l'oublier. 
Dans ce trou de verdure paisiblement photographié entre Sedan et la frontière belge, les nazis avaient installé des bunkers dans d'innocentes maisons forestières... les guerres sont toujours là,  plus ou moins proches, plus ou moins justes - croient certains. Nous savons désormais, nous avons toujours su, que les guerres sont l'enrichissement de quelques uns et le casse pipe pour tous les autres. Relisez la terrible simplicité du poème de Rimbaud. On ne peut en retirer une ligne. Qui ne cesse de nous interpeller au delà des temps. 
Sur un parking de Charleville j'ai pris en photo ce panneau, tagué par un Rimbaud d'aujourd'hui ?

Le dormeur du Val 2018
Le dormeur du Val 2018

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25 septembre 2018 2 25 /09 /septembre /2018 13:06

Belle, je la retrouve, à la saison des eaux meurtries par l'encombrement des gravières,

je longe les bois noirs piqués d'éclaircies, car là, tout à travers, toute lumière est bonne à boire

je la retrouve, belle, dans ce peu de couleurs aux infinités de nuances, dans ce peu de courant aux infinis remous, avec

       la fraicheur de l'arbre

       le crapaud mort sur la route

       les premiers labours

là, elle, dans l'obscurité vénéneuse de sa chair attentive, défie les matins nus et les soirs enrubannées d'insectes

passante au plein midi de ses largesses

inconnue reconnaissable, Loire au goût de figue et de cerise, blondeur au long cours hérissée de silex et de coquilles

ni domestique ni putain, calme étale, ventre à l'air à qui veut bien la prendre

elle, n'a jamais dit oui à la racaille nobiliaire des ducs et des rois qui la comblaient de perles et de châteaux

Loire, histoire, chanson de vin, Loire, chanson rouge et blanche de grappes et de tuffeau

j'épouserai le fleuve et sa lenteur rebelle, et ses griffures de ronce, et ses vigueurs traitresses

belle, fleuve de retrouvailles, un nouveau jour

La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire
La Loire

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 13:37

un vol d'oiseaux blancs
à l'aplomb des herbes rouges
le cône de sel

paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande
paluds de Guérande

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:16

l'image suffit

à dire la course et l'attente

d'un nuage au loin

grande marée en baie du Mont St Michel
grande marée en baie du Mont St Michel
grande marée en baie du Mont St Michel
grande marée en baie du Mont St Michel

grande marée en baie du Mont St Michel

côte de la manche entre Granville et la Hague
côte de la manche entre Granville et la Hague
côte de la manche entre Granville et la Hague
côte de la manche entre Granville et la Hague

côte de la manche entre Granville et la Hague

Granville (manche)
Granville (manche)
Granville (manche)
Granville (manche)

Granville (manche)

de Cherbourg au Mont St Michel
de Cherbourg au Mont St Michel
de Cherbourg au Mont St Michel
de Cherbourg au Mont St Michel

de Cherbourg au Mont St Michel

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 20:36

Tout d'abord, on fredonne la chanson de Brel, puis on oublie qu'on est au plat pays

On se perd dans un désert qui se souvient d'autres sables, d'autres escarpements qui débouchaient sur le vide d'une plaine brûlante et affamée.

Cette dune là vient s'étirer dans la mer froide et l'opulence.

C'est un attrape nigaud au goût de mensonge, de sucres et de fleurs

qui fait perdre le Nord

juste pour un moment...

photos : les sables de Bray-Dunes - département du Nord

♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes
♦ au nord, des dunes

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:42
♦  tous les visages du fleuve

car c'est à l'eau qu'il fallut, comme toujours, revenir - à l'appel du fleuve - à la sinuosité tranquille du sable, de la terre et des joncs

laisser passer - laisser venir l'eau qui décide où faire le lit, où coucher - ou ne plus revenir

il y eut cette eau du père - qui pouvait être le chemin - celui où l'on ne rencontre pas - où l'on dérobe ses regards - pour être ce tracé qui lâche, abandonne - et qui a tout connu

courant d'une ère achevée qui tourne le dos à la mer - au retour et aux sources, de même - pour être le passage, le passeur, et le passant

mais du passé rien ne s'en dit - car - tout ensemble est nourri de boucles paresseuses et de cascades vives

le courant au bord duquel - le courant par lequel, tu peux partir maintenant - on n'avait besoin que de la source - que d'un apprentissage de pêche et d'odeurs au centre des tourments d'été

on n'avait plus besoin de toi

la rive, je la nommais certitude et courage - elle a porté ma maison, mes soucis, mes désirs quelquefois

la rive est deux - est moi, - et l'autre moi m'attend vers l'autre bord

la rive, le bord, les galets froids où s'évapore l'odeur de la rivière - le fraîchin, comme l'appelait ma mère

elle appelait - moi j'attendais le silence - et le fleuve - qui, chaque minute, creuse son lit et reconstruit ses berges

le fleuve m'a encordé vers l'autre où l'on se perd - pour le retour - pour le vivant - pour tous les jours d'après moi

à l'homme - source - moi - j'oppose le courant

♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve
♦  tous les visages du fleuve

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 10:04

Barques à peine

étoilées de nuages

où l'eau reprend ses droits

et murmure au passage

il n'y a plus de temps, plus de vent

pour finir le voyage

(bords de Loire-2015)

♦ barques
♦ barques
♦ barques
♦ barques
♦ barques
♦ barques

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  • ANISARA
  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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