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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:45

pour ceux qui ne vivent pas en Bretagne, petite précision à propos du mot "glas" que j'ai employé dans ma précédente chronique

 

je ne parle pas le breton, mais cette particularité ne m'a pas échappée à propos du nom de couleur "bleu" qui désigne aussi le "vert" de la nature (de la mer aux algues, des feuilles aux ardoises) et parfois aussi le gris ... en un mot les nuances majoritaires de la mer en Bretagne qui n'est jamais la même selon les jours et les heures.

 

le mot "glauque" qui a pris un sens péjoratif en français est issu du grec et du latin et a sensiblement la même signification... celui du bleu vert aquatique, des yeux changeants et de la lune pâle...

 

et si l'on parle exclusivement des yeux d'une telle nuance teintés d'une touche de violet on les nomme "pers"

 

pour illustrer cette couleur multiple j'ai cherché parmi mes photos et j'en ai trouvé une qui les rassemble à peu près toutes. Ce n'est pas la Méditerranée, faut-il le préciser, mais la Manche vue de la côte de Cornouaille anglaise !

 

glas

 

et pour conclure sur le sujet , j'avais écrit il y a une dizaine d'année ce poème qui fait partie de la "Cantate Marine" mise en musique par Frédérique Lory et chantée par la chorale Marsyas de Concarneau ( dommage , je ne peux rajouter la musique sur ce blog !)

 

COULEURS DE LA MER

 

Coquille nacrée

Turquoise enchâssée

Caresse bleutée

 

Ardoise

Gris vase

 

Emeraude précieuse

Laiteuse

Mousseuse

 

Amande pâle

Etale

 

Azurée profonde

Miroir éclatant

Scintille lune ronde

Alumine sardine

Fusion métal brillant

 

Ivre chahutée

Glauque grise opaque

Froid cerne d’acier

 

Reflet d’ambre calme

Obscur vague à l’âme

Rouge rose d’orient

Pourpre mauve couchant

 

Algue verte remontée

Noire tragique mazoutée

 

Ourlée blanche écume

Transparence

Hauts fonds dorés

 

La mer accompagne / Dans un arc en ciel

Toutes les nuances / Du cœur infidèle

Au delà du vent / Perdus les amours

En lointains serments / Qui s’oublient toujours

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 14:44

Quelques jours passés en Méditerranée, et me voilà de retour avec du bleu plein les yeux, et le sentiment étrange que la couleur du ciel éblouit pour mieux tromper son monde 

 

DSC01346

 

De l'absence et du vide nait l'intensité de l'azur

le bleu profond n'est que l'épaisseur de la transparence

dont les vanités se perdent toujours dans un mensonge de fausse innocence

 

Comme tous les mensonges dont on ne perçoit pas le fond,

seulement les couches successives et l'infini vertige,

le bleu qui réjouit n'existe

ni dans le creux des mains flouées,

ni dans l'air immuable,

ni dans la fausse émeraude de la préciosité et de la mer

 

il reste au terme de ses démesures un vol noir sans étoiles

que les abysses nous font prendre pour un bonheur d'été

 

miroir dans le miroir, reflet de l'image en abyme

que l'on coule ou qu'on s'élève, il reste juste un mot,

l'ombre d'un ciel rêvé

et quelquefois l'indéfinissable "glas" de bretagne

où l'on ne sait ce qu'est devenue la couleur

et encore moins ce qu'elle n'est pas

 

DSC01380

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 15:29

Marcher à l'envers, marcher sur la tête, marcher en crabe ou à l'aveugle. Toutes les marches nous emmènent quelque part, puisque le temps ne s'arrête, ni le mouvement.

Pourtant il arrive au hasard des chemins durs à gravir, ou dévalés à pieds joyeux, qu'on finisse bien par s'égarer, non sur le sens ou sur l'orientation, sur la carte ou le plan, mais sur le but que l'on poursuit et que le paysage nous renvoie de manière parfois majestueuse, parfois secrète, mais toujours interrogative.

Car nulle part on ne rencontre un paysage, semblât-il le plus sauvage, le plus lointain, qui n'ait été façonné par l'humain. Ce qu'on appelle "nature" n'a évidemment rien à voir avec l'état de nature tel qu'on s'imagine parfois le retrouver lorsqu'on est enfant et qu'on croit échapper aux douleurs civilisées sur des chemins de rage et de solitude.

Je ne suis pas particulièrement passéiste, je ne pense pas en général que c'était mieux "avant". J'aime à penser que l'avenir peut se construire conjointement avec la reconnaissance du passé et du présent. Je veux en toute innocence, le meilleur de tout, pour tous.

Lorsque je marche sur un chemin, il m'arrive le plus souvent de vouloir à tout prix "boucler une boucle" et ne pas m'en revenir par où je suis allée, ce qui donne, illusoirement, la minuscule satisfaction d'un objet, d'un projet fini qui a su regarder tout autour du même lieu en considérant ses divers points de vue.

Mais si d'aventure je dois reprendre mes pas, en observant mes traces, je suis contrainte à regarder la route une deuxième fois sous un angle contraire.

Je détestais cela autrefois, cette idée de "retour". Mais j'ai acquis progressivement la conviction qu'il était parfois bon de venir, puis de revenir, de mesurer à la descente la rudesse de la montée, de reprendre à l'envers. Parce qu'alors une autre nouveauté, insoupçonnée, apparaît.

C'est une image de nos modes de pensée, d'habitat, d'histoire, de géographie que le paysage écrit et donne à lire sur des chemins de vie.

Oui, parfois il est nécessaire de reprendre et de revoir, à l'opposé de ce qui tourne en boucle et dont on croit avoir fait, une mauvaise foi pour toutes, le tour, et cru comprendre les raisons.

 

sisteron

 

Je voyais depuis la forteresse de Sisteron cette vallée de la Durance, paysages et hommes racontés par Giono, et fus saisie d'une indéfinissable nostalgie qui n'est pas ce regret de "l'avant", mais le sentiment intense qu'en avançant sans avoir regardé le paysage "contraire" et ce qu'il signifiait, on a détruit le visage d'un pays lentement élaboré. Ce qu'il signifiait pour ceux qui l'avaient habité, imaginé, puis remodelé à leur façon.

Quand on parle d'écologie, je pense souvent à cette évidence de l'accélération du paysage qui ne suit pas le rythme des saisons.

Depuis toujours il y a eu des villes, des bourgades, des organisations plus ou moins concentrées, commerciales, industrielles, ce n'est donc pas cela que je trouve regrettable, pour ne pas dire d'une insupportable laideur. Les pylônes électriques, les barrages, les usines ou les éoliennes ne sont pas laids en soi. 

Mais la fin du siècle dernier a semble-t-il inventé une notion sans âme, sans culture, sans espérance qui se nomme le "péri-urbain". Parce que chacun veut avoir "droit" à son petit bout de carré vert en Occident, parce que les centre-villes sont devenus inaccessibles, parce que les paysans du monde sont chassés par la misère, enfin pour mille raisons sans doute très explicables, on a détruit irrémédiablement cette sorte d'équilibre complémentaire qui existait entre villes, grandes ou petites, et espaces naturels, dont on a dilué les limites. On a fini, selon le mot d'Allais, par construire les villes à la campagne.

Pâté indigeste et infini qui se décline dans tout notre monde limité, en faubourgs pléthoriques, mégapoles désespérantes, favelas misérables, zones commerciales interminables, ou banlieues délavées (je ne fais pas la différence volontairement ) où l'on serait sensé ne plus mourir des même maux qu'autrefois, mais où l'on égare toujours la trace de quelque chose d'essentiel, que je peux voir en retournant derrière moi, et que je perds si j'accélère en oubliant le chemin parcouru.

Cette "urbanité" , mot qui a un sens bien précis, tout comme le mot "policé" ne sont pas des valeurs négatives, mais elles se sont fondues en "péri-urbanité" ou en "police", en brutalité, en leurre pour des humains déboussolés.

 

Je voudrais bien qu'on s'arrête un moment et qu'on regarde d'où l'on vient .

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 21:36

Retour en Bretagne après une semaine passée dans la vallée de la Vézère, un des berceaux de l'humanité comme dit la pub, territoire de chaleur douce, de vallées aimables, de grottes ornées, d'architectures opulentes et nourricières, de fleuves alanguis qui font les paresseux. 

Si je pensais en partant il y a huit jours, ou me détourner, ou m'enfuir, ou me perdre, il est plus sûr encore que je suis retournée vers quelque chose de moi qui s'abandonne en ces lieux que j'ignore et reconnais toujours, dans le même temps; dont j'ai été gavée, où j'ai été vraisemblablement conçue, et inscrite dans ce paysage au goût de forêt qui mêle les pins, les hêtres et les chênes, et lorsque j'y arrive, je sens cette odeur sucrée et terrible d'enfance et d'été qui couvre les collines.

Ce n'est pas rien de penser, en outre, que ces lieux où gisent dans le minuscule cimetière une bonne partie de ceux que j'ai connus, toutes générations oubliées, est aussi un espace de recherche et de fouilles pour l'homme et son cortège d'histoires arrachées aux grottes et au terreau.

J'aime bien le mot "fouilles". Il contient ce qu'il faut de mystère et de vulgarité bouffonne pour épater les galeries,  préhistoriques comme il se doit !

J'aime bien "fouiller". Des manques insupportables de ma branche paternelle, il me reste cependant le relief d'une curiosité qui ne se dément pas, et qui s'ajoute au goût des secrets qu'on met au jour seulement si l'on plonge dans le marasme des couches, des mousses, de la tourbe et de l'excrémentiel. On a les fouilles qu'on peut, poches trop grandes ou trop petites, d'où l'on ramène de petits bouts d'ossements avivés de questions.

 

K-LesEyzies

 

Donc je traverse depuis Les EYZIES un monde qui se tourne en boucle sur son passé.

Musées, qu'un public de gens pas si bêtes fréquentent en masse bavardes, et puis d'un coup abasourdies par un murmure venu des profondeurs qui fait taire les cancans, où s'alignent en schémas caverneux des histoires sans fin qu'on ouvre avec effroi. Car le temps de l'homme n'est pas si bref. Bref est seulement le temps de l'époque exponentielle qui nous échappe par tous les bords comme un tuyau mille fois percé. Il a fallu des millions et des centaines de mille et des dizaines de mille encore pour inventer les mots et l'ornements des pierres. Le passé dure depuis trop longtemps pour nos impatiences, nous apprenons désormais à l'aiguiser, lui faire perdre corps, à le cogner contre un mur où il devient petit, brisé, jusqu'à ce que mort s'en suive. N'ayons crainte, elle suivra promptement ! la mort du temps.


Ah! je voulais parler des mouches. Pas de sous bois, avec telle température et telle saison où elles ne prennent d'un  seul coup mon visage pour cible. Je me fais l'effet d'une bouse coulant sur les sentiers. Le soleil écrasant est le seul remède. Il faut choisir entre ruisseler sous le feu de midi ou se faire attaquer sans relâche. La randonnée en est vite agacée. Mais l'odeur des feuillages ravive le bonheur insouciant. Et cette étrange sensation du marcheur qui retrouve quelquefois sur la ligne d'une pente, l'arrondi d'un virage, la silhouette d'un arbre mort une impression furtive d'ailleurs et d'autrefois. Comme si le regard et les pieds se mettaient à penser, à correspondre, à  franchir d'invisibles ponts entre ici et là, hier et demain. Se rappellent soudainement un autre paysage, un autre moment, un autre chant d'oiseau, n'importe où dans le monde, n'importe quand dans ma mémoire, raccourci n'existant que pour celui qui prend le temps de la marche et retrouve le sentiment qu'il fut, et qu'il est, tout ensemble. Peut être même la rencontre incertaine avec ce plus lointain oublié sous l'épaisseur des fouilles qui surgit brusquement et vient me caresser. Tant pis pour les mouches. elles attendront que je revienne.


Partout l'humain laisse ses traces visibles ou invisibles. Je ne détourne pas les yeux, je vois les belles maisons couvertes de lauzes, les piscines en pleine cambrousse devant la moindre masure, les richesses accolées aux marques de ce qu'on appelle religieusement "patrimoine". Les routes sont défoncées, mais il faut entretenir tant de monuments et de témoignages, tant de pierres et tant d'églises. Chaque village a ses emblèmes auxquels  tiennent quelques centaines d'habitants réguliers, je ne parle pas de ces résidences "secondaires" qui respirent le fric. Je ne vois que ce qu'on montre. Que connaitre d'un espace où tout est si soigneusement mis en scène, si joliment exploité, si alléchant, si artistiquement disposé ? Sublime et magnifique ! mais pas moyen de trouver une épicerie pour acheter un kilo de tomates. Comme la riche nourriture du Sud-Ouest, la présentation révèle l'excès du gras et génère un désir de frugalité... peut être au bord des rivières aller chercher de la fraicheur ? n'en croyez rien ! l'industrie propère du canoë kayak de location couvre les cingles et les méandres de pointillés fluos et de manne touristique. Il faut bien vivre quand sont partis tous les enfants, toutes les fabriques. On préserve et l'on répare. Ca fait travailler le bâtiment. Et quand le bâtiment va...

Un des plus beaux villages de France, lit on sur le panneau d'entrée. Mais oui, comme tous ces villages sont beaux! Ancienne abbaye, église fortifiée, chateaux, jardins, promenoirs, boustifaille, artisans ! Pour l"heure, j'avais oublié le 15 août et ses célébrations désuètes, l'église est pleine d'un public alléché par la promesse d'une "messe de St Hubert". Je crois que c'est Pierre Boulez à qui l'on demandait quel était d'après lui le son le plus laid du monde musical, qui répondit : le cor de chasse. Je m'échappe à temps par les ruelles empierrées de galets au moment où le premier chasseur embouche son instrument. Sauvée !

 

quelques images


Je ne laisserai pas telle quelle cette réflexion sur le passé, le patrimoine et le Cro Magnon sans approfondir ce qui me vint à l'esprit en visitant avec émotion la grotte de Rouffignac et le musée de la préhistoire aux Eyzies. Cela fera (peut-être) l'objet d'une chronique néanderthalienne ... à suivre !

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 14:49

vous la trouvez donc si belle

demande, rue de la Tombe Issoire, la femme en passant

oui, ah oui, comme les choses anciennes

qu'on ne regarde plus

comme vous, madame, dis-je de ma voix la plus écaillée

comme vous et moi

 

parisavril2011 0058

 

parisavril2011 0055

 

 

d'autres images

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:46

 

elle casse la course cavalière des nuages

et laisse les rumeurs au loin

d'une ville qui s'étire et ferme son oeil gris

où la seule blancheur du monde

serait l'erreur fatale

 

Paris06

 

 

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 16:22

à chacun ses obsessions...

c'est en rédigeant au jour le jour, sans contraintes, que l'on apprend à déchiffrer, pour soi même, ce qui étonne, ce qui nous fait, qui nous empoigne, qui nous constitue



le noir, le rouge, le chaud, le fleuve...

rien de ce que je trouve ici, en cette Bretagne où je vis depuis lontemps: fraîche, pâle et maritime

alors le rêve est-il nécessaire d'abord pour croire à la possibilité d'une évasion ? ou choisit-on, souvent, sans autre forme d'explication, l'inverse de ce qu'on aime ?

donc, le fleuve
mouvement vers, sens inéluctable, source et aboutissement, berges amies et proches où l'on ne se perd pas, mais où l'on dérive, immobile, avec la course des eaux qui chavire les yeux

sur les bords d'une eau qui coule, je sais
que je suis mouvement,
la plage des rivières ne paralyse pas,  je peux glisser légère comme telle feuille abandonnées
jusqu'à la fureur de la mer
de la mort
alors devenue familière et grosse des moments passés

le fleuve, vie esprit, bruissement chanson, tourbillon et flaque, mystère glauque,
contraire moqueur, couleur de mensonge plus vrai que ce qui s'y admire
son ciel agrandi donne la dimension du monde, accessible au regard

la mer avale
la rivière génère
ça ne s'explique pas

le fleuve dit amour, dit joie, dit caresse
emporte la passion sur les bords parallèles d'un autre attentif
qui me hèle à portée de voix
à portée de moi

le fleuve m'a tout dit en m'imposant silence :
qu'avec lui je suis deux que le désir traverse et berce et laisse
inachevée


que
paresserait ma vie
à l'ombre d'un manguier sur l'arroi du Niger
le rouge à mes pieds nus

et ...
quel autre ?

P1000089.jpg

images de rivières et de fleuves...  dans mes albums
(à visiter pour qui le veut)

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 16:29

le fleuve est nécessaire...
sa hautaine paresse
enserre les questions
sous des herbes nouées

pose à l'envers du ciel
un champ pavé de larmes
où l'ardoise du sable étouffe
les regards souterrains

l'équilibre du temps
redonne au goût de terre
de nos secrets trempés
une langueur d'oubli


le fleuve est nécessaire
de sa force maligne
qui fait trembler les immortelles
et le mur des coquelicots





d'autres images de la Loire

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 00:07

dans vertical, il y a vertige, déjà, bien avancé

il y avait ce bleu vertical du quartier de la Défense, un certain jour de décembre
défense, déjà, c'est défendu, ou redouté, donc interdit, on ne sait plus
où le ton monte toujours un peu trop

il y a eu, c'était loin, le rouge horizontal de  latérite

l'étendue contrastée ne reflète pas le ciel, mais se marie peut être, ou s'y perd ou se répand,
découlant du sang de lave, volcan des artères
repassé bien à plat, fer brûlant



il y a deux attentes, comme attendues, comme entendues
peu faites pour se se rencontrer, sait-on jamais ?

si n'y étaient, en même temps, et la glace et le reste qui ne sont plus
dessus dessous
mais toujours de coté, quoiqu'on dise
je voulais dire : tout à coté, accolés dans ma tête




photos de la défense décembre 2007
 

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Repères

  • : ANISARA
  • ANISARA
  • : Chroniques, poésies, photos, créations pour illustrer mes voyages, mes rencontres avec les humains solidaires, avec l'Art et les cultures, ici et partout ailleurs. Livres parus à ce jour : "lettres d'Anisara aux enfants du Togo" (Harmattan), "Villes d'Afrique" et "Voyager entre les lignes" (Ed. Le Chien du Vent)
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