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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 17:03

Mise à distance dans le tremblement des marées où la terre se découvre

Pleine mer : trop plein de secrets, donnés enfin lorsque s'éloigne la transparence glacée de l'engloutissement

La boue devient elle même ville morte ressuscitée par le jusant

L'eau n'existe pas : seule la profondeur des terres enfouies qu'elle nous a volées

Et lorsqu'elle se cache sous la pellicule verte, c'est l'image d'un jardin de pierre qui raffermit nos illusions 

Va-t-en, lui dis-je, et laisse moi trainer les pieds, je ne suis pas une sirène !

Vers Paimpol
Vers Paimpol
Vers Paimpol

Vers Paimpol

étangs de la Roche Jagu
étangs de la Roche Jagu
étangs de la Roche Jagu

étangs de la Roche Jagu

Trégor
Trégor
Trégor

Trégor

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 09:07

Il n'y a pas de falaises à Paimpol, Botrel s'en est aperçu trop tard, c'est ce que raconte les chemins du patrimoine semés dans la ville ! on s'en passera donc !! Ici règne la basse mer ...

enserrée d'écluses

l'eau contrainte fait danser

les bateaux à quai

port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse

port de Paimpol (22) à marée basse

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 15:12

Ce fut déjà le titre d'une expo réalisée en 2016... Assembler. Assemblages.

Coller et réunir. Loin de l'idée de l'hétérogénéité, travailler à l'unité. Un jour, qui sait, à l'absolu de l'unité, retrouvée en un seul temps, en un seul lieu. Totalité de l'art de la vie, de la production juste avant le big bang. Un petit big bang comme un pétard mouillé, dont on a été le passeur. Quand même. Un seul moment où ça va coller, celui peut être du dernier souffle, ou de la dernière œuvre (on appelle ça une œuvre, mais oui, sans honte, ce qu'on fabrique, n'est ce pas ...).

Construire d'abord par accumulation, collage, superposition, découpage et recollage de tout ce qui fait le passage du temps : abolir les moments séparés, assembler ce qui s'est opposé, rassembler les affrontements techniques, refaire inlassablement avec ce gout de recuit, de passé proche et lointain, déconstruit et compressé en un présent qui s'effrite aussitôt, qui ne dure pas, qui cherche sa respiration, sa justification à exister, à recréer. A créer. Quoi ? sinon l'acte créateur lui même ? Et lui, là, il ne se remet pas, il se décompose méchamment, et se retrouve, parfois, avec la volonté malfaisante de chercher sans se lasser une aptitude à réunir les plus éloignés de soi, de tout, de rien.

Ah! ce n'est pas un grand dessein (dessin?), ou l’œuvre monumentale de la vie qui se hausse au dessus d'elle-même. Non! Nécessité intime, reptation, fondamentale qui aspire et  bave  ce qui passe à sa portée : faire avec ça et ça, et puis jeter, rejeter, détruire et recommencer. Faire comme on dit aujourd'hui, du recyclage. Vie composée de tous les cycles, qui croît, alors, en spirale, en détours collés les uns aux autres, les uns sur les autres. Pour ne faire que l'apparence d'un cercle qui se mord la queue et mange à tous les râteliers. Fait feu de tout bois, même s'il n'y a plus de bois. C'est la soupe à la grimace des désirs, des actions, des restes et des repousses.

Et puis, je déchire ce que j'ai assemblé, et puis je recolle ce que j'ai déchiré et tout est en moi, à moi, comme si ce n'était que cela : l'habit d'arlequin, pour le rire et la fureur, un habit d'empereur fou qui règne sur un seul sujet : lui-même. Mais cela, est ce bien sûr ? 

monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu

monotype sur papier et collage tissu

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 15:29
Qui regarde qui ?

série de 6 gravures sur zinc format 10x15

 

Son œil rond s'exaspère

de la chanson muette

des feuilles en allées...

le haut bois

solitaire

        cherche ses partitions

                               volées

Qui regarde qui ?

la pluie qui bat ne sait plus

             rien

des cadences mouillées, des syncopes

elle perd toute mesure

battant, battant, avec cet air

            de ne pas y toucher

Qui regarde qui ?

l'enclume et le marteau

du cumulonimbus

forgent aveuglément

le vent de nos orages

           et le fer

           et la guerre

sauvages

Qui regarde qui ?

tout au fond de la vase

les yeux de la rivière

se troublent en extase

avec l'espoir d'une île

qui naîtrait

de leurs larmes

Qui regarde qui ?

quand le mur s'envisage

sans visage

et sans nom

le temps mort sous la mousse

s'écoule et ne dit rien

                     de rien

Qui regarde qui ?

mais que regardez vous

au delà des trous noirs ?
 

un tissage d'étoiles

un peu d'encre …

                et c'est tout

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Repères

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  • : Chroniques, poésies, photos, créations pour illustrer mes voyages, mes rencontres avec les humains solidaires, avec l'Art et les cultures, ici et partout ailleurs. Livres parus à ce jour : "lettres d'Anisara aux enfants du Togo" (Harmattan), "Villes d'Afrique" et "Voyager entre les lignes" (Ed. Le Chien du Vent)
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