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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 15:19

Avec la complicité de Aude, graphiste et éditrice "le chien du vent", un nouveau carnet voit le jour ...

Lorsqu'on écrit sur le voyage, extraordinaire aventure ou simple traversée d'un nouveau quotidien, on fait des phrases avec ses pieds. On suit des routes, ou des rails. On emmène avec soi d'autres lignes évadées d'autres livres, d'autres phrases martelées par d'autres pieds qui marchèrent, écrivirent, suivirent d'autres chemins que les siens.

J'ai emprunté ici quelques lignes amies : Rimbaud, Kerouac, Michaux, et beaucoup de rails luisants. Lignes. Le même mot, et pour moi, le même Usage du monde, comme disait Nicolas Bouvier, que chacun raconte à son image.

Mais le temps du voyage n'est pas le temps de l'écrit. D'abord l'action : on marche, on laisse filer la pensée, on regarde, on éprouve. Viennent ensuite les notes d'un court décalage temporel : carnet, soir, lecture, nuit, souvenirs, lendemain. Enfin, revenu chez soi, le texte lève, après des semaines, après des mois, tentant de se charger des trois moments : l'instant, l'écriture, le vagabondage littéraire. Ainsi met-il en correspondance images, réminiscences, moments d'évasion déjà vécus ailleurs, déjà couchés sur d'autres pages, qui donnent corps aux sentiments, aux impressions. À toutes les lignes qui se sont tracées dehors / dedans, jusqu'au récit final.

Cailloux, poèmes, lectures, photographies. Le voyage est écrit dans sa multiple nécessité.

Voyager entre les lignes

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 14:25

Plus de vingt ans après avoir écrit une courte pièce de théâtre appelée "7 jours d'Icare", je retrouve le mythe à l'occasion de 3 linogravures qui m'ont conduit là où je ne pensais plus aller.

Sur une base d'aquarelle, ces trois linos ont été tirées à 6 exemplaires chacune...  et sans trop l'avoir cherché c'est le thème qui s'est imposé à moi ..

Quelqu'un d'intéressé peut, s'il le désire, trouver le texte de cette pièce sur une page de ce blog

le vol d'Icare

le vol d'Icare

L'arbre-labyrinthe

L'arbre-labyrinthe

La femme sans mémoire

La femme sans mémoire

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 17:00

une petite personne trotte depuis des lustres

elle s'appelle Célestine Lurette

a traversé les monde confisqués

avec une paire de ciseaux et un peu de papier

japonais

si vous reconnaissez le pays d'où elle vient

vous la ramènerez ou vous raconterez

l'histoire à des enfants

perdus

voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile
voyage immobile

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 16:35

sept âges de vie

sept petites toiles carrées (20x20cm)

sept temps de réflexion !

émergence - encore n'y a-t-il que l'idée du possible

émergence - encore n'y a-t-il que l'idée du possible

promesses - en attente des moments infinis

promesses - en attente des moments infinis

la chair s'éveille - un pied toujours dehors - et tangue

la chair s'éveille - un pied toujours dehors - et tangue

briser - le cadre qui ennivre l'espérance

briser - le cadre qui ennivre l'espérance

vers la création - à fonds perdus - sans l'horizon

vers la création - à fonds perdus - sans l'horizon

failles et brèches - derrière la vitrine - des falaises

failles et brèches - derrière la vitrine - des falaises

au soir aveugle - l'intérieur du vide - retourne sur lui-même

au soir aveugle - l'intérieur du vide - retourne sur lui-même

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 13:26

l'ombre engendre les plis de matières endurcies

la surface n'oublie pas de rappeler l'acidité du vent,

pierre ou métal en éclats

un air de ressemblance tordue de précipices

revient au miroir même

eau-forte sur cuivre et aquatinte

eau-forte sur cuivre et aquatinte

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 16:00

J'ai réalisé ces tableaux  en atelier sous la conduite oulipienne du peintre Pierre Desvaux en juillet dernier à Aubazines - Corrèze (stage basé sur la notion de palindrome : mot ou phrase qui peut se lire aussi bien de droite à gauche que l'inverse. Ex : radar, kayak, "un art luxueux ultra nu"... etc.)

Pour mémoire, l'Oulipo (OUvroir de LIttérature POtentielle) est un mouvement artistique créé en 1960 , auquel ont appartenu, entre autres, Raymond Queneau, Georges Perec,  ou Italo Calvino. Les jeux littéraires sont basés sur la notion de consigne, ou de contrainte, au travers desquelles l'imagination est appelée à se développer sur une multitude de lignes directrices quasi mathématiques qui n'excluent pas la fantaisie débridée : en effet, tout en suivant la même consigne, chacun y enserre sa personnalité et son esprit créatif, ce qui produit des résultats sans apparences communes.

Mon imaginaire n'est pas, sur ce projet, tout à fait au beau fixe dans un monde dont l'image s'assombrit, mais le but de l'art, quel qu'en soit le résultat, n'est-il pas de faire de "tout", un objet de création. C'est peut être une façon de le rendre meilleur qu'il n'est ; le monde, je veux dire.

aux confins de la peur

l'acier nappe d'un cri 

l'engrenage métallique des eaux

et l'ombre des guerriers

Travaux

sous la terre mécanique

quelle femme en douleurs

brave le vent orange

et les soleils morts nés

Travaux

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 10:10

la bouille / la trogne / la binette / la frimousse

perdre la boule/ se prendre la tête/ ouvrir sa boite à camembert

se payer la fiole d'un quidam

avoir / une bille de clown / une sale bobine / une tête des mauvais jours

une face de carême / une tronche en coin de rue

ou / un joli minois / un visage de madone /

victime du délit de sale gueule / du délit de faciès

faire bonne figure / faire sa tête de lard / tirer une tronche de cake

se fendre la poire / se casser la margoulette/

gueule d'empeigne ou gueule d'ange / à la tête du client

déposer sa tête de cochon, sa tête de nœud sur le trombinoscope

 

se faire tirer le portrait

Faire quelle tête ?

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 10:26

 

ah ! le camélia

constellé de bouches roses

chanson de printemps

**

chaleur des journées

au parfum d'herbes coupées

l'été revenu

**

novembre en bataille

tant de feuilles qui s'éloignent

de la branche noire

**

un seul arbre nu

effleuré par le vent gris

fine cicatrice

**

les Saisons : gravures, haïkus

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 16:59

Il n'y a rien (Nada) entre le monde et moi.

On prend ça comme on veut.

Pas de limite ? pas de différence ? ou bien l'écart de l'incompris, l'étrangeté grinçante, la sidération de l'absence ?

Les mots viennent. On ne pense pas, on n'imagine pas. C'est la surface d'un miroir qui est, ou n'est pas, profonde. Qui est, ou n'est pas, réelle.

Entre moi et le monde, c'est sans histoire, pourtant. Un chemin de traverse. Trois petits tours et puis s'en va. Où ça ? ne sait pas. Ailleurs. Ici. Quelle importance. Identité, variété, similitude, contrariété.

Rien à comprendre. Je reste là, mais qui ? posée au bord du vide, au bord du plein, en attendant. Le nouveau monde, comme on l'appelait. Autant dire, c'est que dalle.

Ou bien. Ce rien qu'il n'y a pas entre le monde et moi. Enlacé à bras le corps, quoi qu'il en soit.

 

Nada

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 15:12

Ce fut déjà le titre d'une expo réalisée en 2016... Assembler. Assemblages.

Coller et réunir. Loin de l'idée de l'hétérogénéité, travailler à l'unité. Un jour, qui sait, à l'absolu de l'unité, retrouvée en un seul temps, en un seul lieu. Totalité de l'art de la vie, de la production juste avant le big bang. Un petit big bang comme un pétard mouillé, dont on a été le passeur. Quand même. Un seul moment où ça va coller, celui peut être du dernier souffle, ou de la dernière œuvre (on appelle ça une œuvre, mais oui, sans honte, ce qu'on fabrique, n'est ce pas ...).

Construire d'abord par accumulation, collage, superposition, découpage et recollage de tout ce qui fait le passage du temps : abolir les moments séparés, assembler ce qui s'est opposé, rassembler les affrontements techniques, refaire inlassablement avec ce gout de recuit, de passé proche et lointain, déconstruit et compressé en un présent qui s'effrite aussitôt, qui ne dure pas, qui cherche sa respiration, sa justification à exister, à recréer. A créer. Quoi ? sinon l'acte créateur lui même ? Et lui, là, il ne se remet pas, il se décompose méchamment, et se retrouve, parfois, avec la volonté malfaisante de chercher sans se lasser une aptitude à réunir les plus éloignés de soi, de tout, de rien.

Ah! ce n'est pas un grand dessein (dessin?), ou l’œuvre monumentale de la vie qui se hausse au dessus d'elle-même. Non! Nécessité intime, reptation, fondamentale qui aspire et  bave  ce qui passe à sa portée : faire avec ça et ça, et puis jeter, rejeter, détruire et recommencer. Faire comme on dit aujourd'hui, du recyclage. Vie composée de tous les cycles, qui croît, alors, en spirale, en détours collés les uns aux autres, les uns sur les autres. Pour ne faire que l'apparence d'un cercle qui se mord la queue et mange à tous les râteliers. Fait feu de tout bois, même s'il n'y a plus de bois. C'est la soupe à la grimace des désirs, des actions, des restes et des repousses.

Et puis, je déchire ce que j'ai assemblé, et puis je recolle ce que j'ai déchiré et tout est en moi, à moi, comme si ce n'était que cela : l'habit d'arlequin, pour le rire et la fureur, un habit d'empereur fou qui règne sur un seul sujet : lui-même. Mais cela, est ce bien sûr ? 

monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu
monotype sur papier et collage tissu

monotype sur papier et collage tissu

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 22:41

 

à ceux qui ont franchi le pas vers le monde inversé

s'étonnant des rochers où brillent des yeux morts

et voulant retenir les étraves et les routes d'écume

qu'ils mâchent en silence

et sachant, déjà, que les tombes y seront perdues

 

sauf

si nous osions encore une fois écrire

leurs noms de poussière remontés des hauts fonds.

 

je demande seulement :

en avons nous le droit ?

Est-ce que les mots donnent quitus à la cruauté des falaises ?

Ces traits, ces bourrelets d'encre échappés des ressacs

que diront-ils des bancs de sable où leur espoir s'abime ?

 

Je voulais que ma douleur fut tienne

elle ne peut pas.

elle ne sait rien de l'ombre et de la plaie

de l'infâme loterie

de la terreur où croule ta jeunesse

elle ne livre que des mots en creux de lames

 

Qu'en ferais tu ?

 

Qu'en ferons nous ?

où sont-ils ?

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 13:47

sans avoir les mots... les mots.... les mots des maux.

Alors, STOP !

Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique
Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique

Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique

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  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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