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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:51

et toujours, elle-même, malgré l'adversité ... (air trop connu)

et toujours, on l'aime ( sur une autre page, celle du texte illustré : Bruxelles)

♦ et toujours, Bruxelles ...

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:24

D'est en ouest, on traverse nonchalamment des villages sans fin et des villages sans commencement sur des routes brumeuses où les cyclistes font la nique aux automobiles

les canaux sont des havres métriques que les libellules encouragent vers la mer qui ne sait plus où déployer ses dunes

le chemin est gai, l'horloge tourne, la pierre tricote des rêves trop sensés qui apprivoisent le silence

on ne parle pas de tout le reste qui s'égrène en espèces sonnantes au carrefour des beffrois

on ne parle de rien, on glisse vers une bulle légère que la première écluse avalera tout net

on se retourne : c'est le souvenir d'un souvenir qui s'échappe en riant de sa bonne aubaine

Tout est là.

Tout est peut être ailleurs

Gand

Gand

Canaux
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Canaux

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Bruges
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Bruges
Bruges

Bruges

Ostende
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Ostende

Ostende

Louvain
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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 17:44

22 juillet - vers l'ile d'Eubée

un vent de lumière, et la force du cyclope imaginé, bientôt soulèvent en cadence un grand émoi d'eucalyptus et de poussière

l’œil te regarde, en deçà des iles égarées sur la moire du volcan

il reste un peu de temps, beaucoup de cendres

et l'acidité qu'une paupière archaïque a posé sur la vague

 

23 juillet - Karystos

ce que disent les cigales :

les nombres cachés et l'insistance des bourreaux, de leurs élytres coupantes, hacheront le soleil en myriades d'éclats

le chemin est long jusqu'à la vérité du zénith

on danse malgré tout sur les brasiers, et l'on fait tournoyer des couteaux de mica

un oiseau déchire le bleu

trois chardons noirs attisent l'enrouement d'un chien

cette épine a depuis longtemps infecté nos consciences

il reste le crissement du vivant qui ne s'oublie jamais

cela : c'est ce qu'il dit

 

25 juillet - Lavrio

dans les collines déchues de la mine, la brillance des plombs argentifères a coulé sur la mer

qui trop tôt s'est fermée

le poids de la fierté, et la violence du déshonneur s'étouffent peu à peu

il court un frémissement de chiens qui enfle jusqu'à la nuit, jusqu'à la sauvagerie initiale du monde désaccordé où des cerbères à cent têtes vont trouver nos peurs et les mener jusqu'à l'enfer, jusqu’à la mort, jusqu'à l'effritement des marbres qui ne cessent de glisser;

tout oiseau est un leurre

toute meute est à l'image de nos lâchetés

d'abord les chiens, puis le peuple, puis la mer

un autre jour : l'éternité

 

27 juillet - Athènes - Mont Lycabette

Quand nous vient la beauté, d'où vient-elle ?

des hommes ou des fleurs? de l'avant ou du présent? des incendies ou des rumeurs urbaines?

c'est l'espace du songe qui nous a couvert trop longtemps, et brusquement s'élève dans un bruit d'ailes

le temps est là, posé sur l'angle des pierres

le chant des oliviers et la respiration du ciel éloignent le malheur qui, toujours, fait le beau

loin des passions, loin des aurores fanées, il y a l'aplomb du midi que l'ombre n'atteint pas

 

28 juillet- Athènes - musée archéologique

le bref éclat du papillon sur l'enfant de Mycènes, la rondeur des cuisses et la poitrine offerte au masque d'or: j'ai vu les dieux qui nous ressemblent, gavés de plaisir et d'ivoire, sur la tête du peuple souverain qui construit sa maison

maison du lendemain, des saisons paisibles, des lèvres enchantées, et des pas en avant.

à l'autre temps qui brûle, rien n'est jamais caché

les messagers enfuis se lèvent avec le vent, avec la caresse du marbre, avec le cycle de l'homme seul, dénudé, que rien ne fléchira

pas même la mer, pas même la salive des mots qui disaient : nous voulons tout,

le vin et le sourire, la source et l'olivier

 

28 juillet - Athènes - théâtre de Dionysos

au souffle d'Eschyle, au vent de l'Attique, je choisis le mouvement du temps qui dépasse les morts

les mots du ciel creusent la terre d'un sillon d'humanité qui ne se dément pas

la lumière s'échappe de la stature des ifs hiératiques

ah! n'être rien que la cigale au delà de grisailles qu'on ne reverra plus

prendre racine dans le feu de l'ivresse, assécher les ombres jusqu'au sacrifice.

Un monde naquit, un autre s'écroula

l'empreinte des voix sous la plante des pieds s'éloigne peu à peu de la foule au dessus

quand je cherche le fond sous la carrière des siècles

tenir ou bien lâcher devient alors semblable insurrection

jeter sa voix que la sécheresse ignore toujours

la beauté n'a pas de couleur

elle est l'air blanc, le chant, que traverse un autre silence

 

29 juillet - Adriatique

nous sommes si fatigués, de vent et de brume

la tête en arrière, le cou raide, le pied lourd

il n'y a que les îles, dont chacune est un cadre sans nom qui encercle son mystère

nous sommes dans le bruissement des hommes, dans la fausse joie des fausses retrouvailles, ou peut être ?

un moment échappé au travers des roches que le soleil invite au rire ?

des langues dénouées, des accents circonflexes, des traverses suspendues au dessus des reflux ?

Train de nuages. Chenal. Vacation. Retrait.

la mer est plate

tout est possible dans la joue de l'arène

où surgirait un minotaure, un Léviathan, ou un volcan

si nous avions encore

le désir du voyage

le désir de l'inconnu

le désir

 

30 juillet - Patras-Ancône

pour la beauté, disions-nous, il n'y a plus de mots

notre gorge serrée avale tout doucement la suspension des graines arrondies que soleil, et lune, et soleil, font germer à l'horizon

il n'y a plus de mots

nous ne savons dire que la colère, la vibration insolente des révoltés et le temps immobile d'hommes démantelés qui frappent à la porte

car il n'y avait pas d'autres mots

nous les avions épuisés de recours inutiles, de luttes sans merci, de douleurs et de cris

pourtant, la voici, disions-nous, la voici maintenant qui martèle nos yeux

mais il n'y avait pas de mots dans nos bouches amères

elle était là, nous le savions, il suffisait d'un peu plus de joie, d'un peu plus d'oreille pour entendre sa pulsation qui nous pétrit d'éternité

nous n'avons pas pu

mais nous savons qu'une autre fois, sans doute, du puits remontera un seau d'eau fraiche que nous appellerons : beauté du vide

où jeter nos illusions, où désaltérer nos simples corps

images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui
images miroirs d'hier à aujourd'hui

images miroirs d'hier à aujourd'hui

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 16:35

D'abord, il y a la chaleur cuisante.
Non, d'abord il y a la douceur chantante de la langue.
Non, d'abord il y a les chiens, abandonnés au cœur de lieux abandonnés.
Alors ? je commençais par les cigales. Autant de cigales ? jamais entendu. Elles font crisser les oliviers, les murs, les tags, les amphithéâtres, les jours, les nuits. Elles accompagnent la marche des allées perdues. Celles d'hier. Celles d'aujourd'hui.
Sur l'Acropole, une hellène enthousiaste nous révèle que l'aura universelle du Parthénon depuis 25 siècles n'émane pas de ses colonnes, de son marbre, de son architecture, mais de la grâce d'une naissance : celle d'un monde où, pour la première fois, on élève un monument, non pas à la gloire d'un chef mort, mais à l'amour d'un peuple vivant pour sa cité, pour ses artistes. Un temps où ils préférèrent l'olivier d’Athéna à la source de Poséidon. Un monde imparfait qui vise la perfection solaire, comme un long trait d'orgueil entre l'inconnu et le connu, la passion et la raison, les dieux et les hommes.
Voilà pour l'honneur du passé, pour l'incarnation d'un sourire de femme, pour le pas en avant d'un homme de marbre rouge, vers deux siècles de paix et de joie. Qui finiront bien par s'éclipser, Mais dont le rayon fouille la mémoire, les voix éteintes et les mots scandés des poètes dionysiaques sur leur théâtre de fureur.


L'Athènes d'aujourd'hui vibre de cigales, comme on a dit, et de questions sans réponses. Des mains adolescentes gravent sur tous les murs des points d'interrogation qui se perdent dans le sourire désormais figé du temps présent.
L'Allemagne accusée contient depuis deux siècles les mystères de la Grèce nouvelle (du premier roi de Grèce, Othon de Bavière, à la violence de l'occupation nazie) qui éclate en slogans vengeurs, qui n'en finit pas de cahoter vers une nouvelle splendeur, toujours refusée, qu'elle peine à trouver dans les débris d'européanisme, les dorures trop orthodoxes et le mépris des riches illégitimes.

Fierté d'une musique endiablée, douceur des nuits, chaleur des accolades. Ah oui ! Et que la main tendue au peuple millénaire retrouve sa bonne raison, dans l'attente d'une profondeur nouvelle que l'ordre et l'harmonie sauront, un jour, peut être, ancrer à nouveau dans cette terre marine, cette pauvre richesse, cette société contradictoire qui fait danser la méditerranée.

♦  Athènes 2015

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 11:56

 

  BilbaoArte13

"maman" sculpture de Louise Bourgeois

impossible animal arrivé de la mer

mi-poulpe mi-sirène

elle s'est coulé dans l'estuaire avec l'élan électrique des anguilles

entre les berges pierreuses des monts

elle a embrassé les pentes et les bois

elle a déployé le bourdonnement incisif des mots oubliés, des cris souterrains, de la sueur métallique

elle s'est couchée là

tête ronde écaillée de lumière qui rêve au non-retour,

tournant le dos à l'océan qu'une guillotine de rouille retient au delà du vacarme et du vent

puis elle s'est mise à rire

et plus elle riait, plus elle déployait des milliers de dents acérées sur le chemin des plateaux nus et de la gorge froide

qu'un jour elle aura digérés tout à fait

qu'un jour elle aura tout à fait punis de l'avoir assujettie au fer et à l'orage

"moi qui voulait n'être que goémon porté par le fil des marées"

dit encore parfois Bilbao

 

    BilbaoAlto07

 

la vedette de Bilbao désormais c'est lui : le musée de la fondation Guggenheim construit par Frank Gehry

BilbaoArte04

 

BilbaoArte09

 

le quartier moderne, c'est l'Ensanche

BilbaoArte02

 

le pont transbordeur de Biscaye culmine à 50m en travers de l'estuaire

 BilbaoAlto06

 

le casco Viejo, Centre ancien de Bilbao aux maisons hautes et resserrées

cascaoViejoBilbao04

 

tout l'album "pais vasco" en cliquant sur ce lien

bonne visite !

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 15:55

Parc naturel protégé de Gorbeia, au sud de Bilbao : paturages en liberté, oiseaux planants, nuages en cascade.

 

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Gorbeia07

 

Gorbeia08

 

 

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 15:35

 

gernika04    En ces moments troublés d'obscurantisme et de violence qui font, comme toujours, écho à d'autres évènements passés de violence et d'obscurantisme, j'ai aimé, en passant à Gernika faire le constat que les artistes (Picasso, Henry Moore, Eduardo Chillida...) et leurs oeuvres peuvent un jour surgir à la place des armes et du sang, et surtout, remplacer la dévotion au fanatisme d'où qu'il vienne par l'hommage à la beauté et à l'Art

 

gernika01

 

gernika02

 

gernika03

 

gernika06    gernika05

 

 

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 23:33

 

pas à pas, la pluie

arrache un lambeau de ciel

au jour qui se cabre


 

orage01

Lekeitio

orage02

Lekeitio

orage03

Bilbao

orage04

Bilbao

orage05

Gorbeia

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:13

à ces échos d'Henri Michaux ou de René Magritte

 

c'est une ville dérangée qu'on ne dérangera pas

une ville enfermée qu'on surprend en plein vol

car la ville de tous les ciels encombre les étoiles

et déconstruit l'image de briques et de broc

que le puzzle enrhume petit à petit

cactus métallique se riant de piques sans raison


Celle qui sur-réalise loin de son ambition capitale

pigeonne en forme de coeur, en forme de ciseau ou de pistolet à moustache

la tête entre deux sièges, le cul entre deux têtes,

la ville

ne fait pas sa maligne

 

ou c'est une autre ville, d'une autre fois, aux tables empesées,

autour des quais sans eau, des os sans corps, des clefs sans molette,

bruinant sur les ghettos du dimanche, les marchés de complaisance

 

pouet pouet la voilà, pas fière pour dix sous

le trait emprunté à la craie du trottoir

ceci

bercée des louanges de pensées grinçantes

qui sauvent ou perdent, ni une ni deux

 

ceci n'est pas une ville

 

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galerie marchande  

bruxelles24

  galerie d'art brut

 

 d'autres images de Bruxelles

 

 


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 13:38

Elle, fragile face à l'ambiguité des passions

Elle, pure essence d'une idée que l'histoire n'achève pas

Elle me dit : "tiens bon quand la colère s'embrase"

Elle dit aussi : "la mort est blanche quand tout le sang s'est vidé de lui-même"

Elle, seule.

Survivra-t-elle face au nombre

si torturé, si rouge, si beau

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haarlem01

d'autres images des Pays bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:50

c'est au petit matin qu'il faut prendre la mesure de l'éloignement

le froid cisaille la nuit sans sommeil

et porte aux nuages qui s'emmêlent des reflets d'eau et de désert paradoxal

on ne sait où aller pour échapper au vent

tandis que la ville, les rues, les blocs restent en travers, plantés dans le soleil naissant

somnambule et indécise, chaque avenue annonce un moment glissé de silence

marcher encore et puis tomber et se remettre en veille

une fois encore étrangère

une fois encore conquise

en attente du monde et des mots insensés

la belle aurore neuve est un ailleurs qui se dévoile

 

Etre partie. Etre arrivée

dans le port d'Amsterdam

ou sur d'autres chansons qui scintillent de canaux en canaux.

 

amster01

 

amster02

 

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amster18

 

d'autres photos d'Amsterdam

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 15:33

gareRosporden1

 

la voie, qui vertement se déshabille

souligne l'imprécision du trait

et ne s'attend à rien

d'un au-delà connu

où, tout au bord du quai

une ville se penche en elle-même

et se rêve ou s'invente en elle-même

en équilibre sur le rail de fer

elle, aimante, moi ne sachant entendre

ce que dit à ma tête d'aiguille

le sanglot d'un marcheur à la jambe clouée

lequel a décliné depuis longtemps

toute espèce d'invitation

à perdre sa boussole

 

gareRosporden2

 

paris2

 

paris4

 

Paris8 InstitutMonde arrabe

 paris7 museeCluny2  paris9

 

 

 

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  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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