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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 15:19

Avec la complicité de Aude, graphiste et éditrice "le chien du vent", un nouveau carnet voit le jour ...

Lorsqu'on écrit sur le voyage, extraordinaire aventure ou simple traversée d'un nouveau quotidien, on fait des phrases avec ses pieds. On suit des routes, ou des rails. On emmène avec soi d'autres lignes évadées d'autres livres, d'autres phrases martelées par d'autres pieds qui marchèrent, écrivirent, suivirent d'autres chemins que les siens.

J'ai emprunté ici quelques lignes amies : Rimbaud, Kerouac, Michaux, et beaucoup de rails luisants. Lignes. Le même mot, et pour moi, le même Usage du monde, comme disait Nicolas Bouvier, que chacun raconte à son image.

Mais le temps du voyage n'est pas le temps de l'écrit. D'abord l'action : on marche, on laisse filer la pensée, on regarde, on éprouve. Viennent ensuite les notes d'un court décalage temporel : carnet, soir, lecture, nuit, souvenirs, lendemain. Enfin, revenu chez soi, le texte lève, après des semaines, après des mois, tentant de se charger des trois moments : l'instant, l'écriture, le vagabondage littéraire. Ainsi met-il en correspondance images, réminiscences, moments d'évasion déjà vécus ailleurs, déjà couchés sur d'autres pages, qui donnent corps aux sentiments, aux impressions. À toutes les lignes qui se sont tracées dehors / dedans, jusqu'au récit final.

Cailloux, poèmes, lectures, photographies. Le voyage est écrit dans sa multiple nécessité.

Voyager entre les lignes

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 11:52

J'ai rencontré des villes et rencontré des eaux

toutes les eaux de toutes les villes

qui noient les amertumes, les malheurs, le bruit sec qui referme les murs,

toutes les villes qui vont chercher la rive, la rivière, la lagune et la mer

à la pêche aux reflets, aux miroirs qui trompent le destin

toutes les villes qui appellent à l'eau native pour les défendre de l'abandon

de la poussière

toutes les villes qui ont besoin d'échappées pour endormir

le souvenir du quai et des caves obscures

toutes les villes qui ont déployé l'ostinato

de l'eau douce, de l'eau pour rien, de l'eau donnée

toutes les villes qui ont besoin d'origine ont besoin d'horizon

toutes les villes ont besoin d'eau

Bergen - Norvège

Bergen - Norvège

Alesund - Norvège

Alesund - Norvège

Trondheim - Norvège

Trondheim - Norvège

Bodo - Norvège

Bodo - Norvège

Tromso - Norvège

Tromso - Norvège

Honningsvag - Norvège

Honningsvag - Norvège

Kirkenes - Norvège

Kirkenes - Norvège

Alta - Norvège

Alta - Norvège

Nord de la Suède - lac sous la neige

Nord de la Suède - lac sous la neige

Stockholm - Suède
Stockholm - Suède

Stockholm - Suède

Goteborg - Suède

Goteborg - Suède

Oslo - Norvège
Oslo - Norvège

Oslo - Norvège

Copenhague - Danemark
Copenhague - Danemark

Copenhague - Danemark

Paris sur Seine

Paris sur Seine

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 08:11


... écrit dans le train de nuit

 


Escales. Rencontre brèves dont le temps gratifie nos passages. Ici. On n’est jamais venu, on ne reviendra pas. Sans doute.


Repérer. Hésiter. L’arrivée dans la nuit, ou bien au petit jour, le sourire d'un passant, le langage qui s’effrite au long des rues que l’on ne sait pas nommer. Avec le frisson du pied sur le bitume, le grognement d’un train qui nous verse et ne nous reprend pas.

Ne pas se retourner. Redouter l'ankylose. Marcher, marcher. Oublier de dormir. Oublier de manger. Faire du corps un brouillard ou un nuage qui déchire la rêverie. On ne rêve plus, puisqu'on y est, puisqu’on glisse sur le pavé, sur la terre lourde, ou dans l'ombre des rues. Ici. Maintenant.


Et puis demain, dire adieu à la ville indifférente qui ne se souvient plus qu’on l’a serrée de près.

Et puis demain un autre port, un autre lit, un autre enfant qui nous dira bonsoir, un autre bus qu’on a peur de manquer.

Où rien ne manque lorsqu’il faut repartir, avec son sac, lourd de chemins entrelacés. Et le pari des heures prochaines. De l'arrivée.

Du nouveau jour. 
 

Arriver. Partir
Arriver. Partir
Arriver. Partir
Arriver. Partir
Arriver. Partir
Arriver. Partir
Arriver. Partir

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 16:24

Tu vois, lui dis-je, c'est maintenant que l'on se quitte. Dans ce matin blanc à la frontière de nulle part. Avec douceur et sans regrets : c'est une histoire qui n'a pas eu lieu.


Sur mes talons depuis sept jours elle a marqué son territoire, sa profondeur sans limites, en tenant mes chevilles au dessus des abysses. Elle m'ignorait le plus souvent, me laissant respirer malgré cette agacerie d'aiguille fine plantée dans la chair tiède. 


Parfois je lâche prise et j'oublie qu’elle me tient à sa portée, alors elle gronde un peu plus fort : mon cœur s'emballe et la nuit me surprend, secouée de spasmes à venir. Elle dit qu’elle épargne comme elle veut, selon son bon plaisir, mais je ne suis pas dupe. 


C'est maintenant que j'abandonne. Saluant le navire qui tourne dans le fjord alourdi de nuages bleutés. Grimpée sur la montagne au-dessus de Kirkenes, dans la tourbe et la glace, je la regarde au loin sans savoir quoi lui dire :  peut être un merci, peut-être une rancœur secrète. Je connais la puissance qu’elle n'a pas déployée et me félicite d'être partie à temps, je n’avais rien à offrir en échange. 


La Terre est rousse sous mes pas. Il reste, à peine, ce léger balancement du corps qui ne veut pas lâcher.

J'ai retrouvé la route libre et dure qui ne se dérobe pas, où l'on n'explore pas le fond secret des cales. 
J'ai retrouvé mes pieds. J'ai retrouvé mes mots.

Faire suite à mon post du 22 septembre ?
Faire suite à mon post du 22 septembre ?
Faire suite à mon post du 22 septembre ?
Faire suite à mon post du 22 septembre ?
Faire suite à mon post du 22 septembre ?

Faire suite à mon post du 22 septembre ?

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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 09:07

Il n'y a pas de falaises à Paimpol, Botrel s'en est aperçu trop tard, c'est ce que raconte les chemins du patrimoine semés dans la ville ! on s'en passera donc !! Ici règne la basse mer ...

enserrée d'écluses

l'eau contrainte fait danser

les bateaux à quai

port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse
port de Paimpol (22) à marée basse

port de Paimpol (22) à marée basse

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 14:08
Quito

Il y a quatre villes, piliers de ciel, qui habitent le nom de Quito

La ville bariolée de couleurs imaginaires qu'on ne retrouve pas, même en fouillant chaque ruelle. Celle d'avant le voyage. Elle est déjà passée.

la ville répandue, échappée, jeu de cubes au hasard des quebradas, des précipices, des ponts, des failles, des cassures, des escaliers, des ascensions, des coupoles. La ville qu'on nomme avec les pieds, le souffle et le présent.

La ville noire surgie des couches telluriques, qui tremble sous les pavés, interroge et ne répond jamais. Qui se réveille en vomissant des ombres .

La ville des nuages. Elle reste encore longtemps quand on tourne le dos.

Je ne sais laquelle je préfère.

Chacune compose un plan de visages et d'images, de mots et de murs que le magma tient à la verticale, et parfois consume, et parfois redresse.

Les quatre noms de Quito sortent et renaissent tour à tour, de l'abîme ou du cratère, avec un bruit de cœur-marteau, une ivresse de fanfare ou un bouquet de pétards crépitants.

Puis, ils dansent sur les volcans, et c'est la fin du rêve de Quito.

Restent les mémoires vives sur la courbure des vallées

la ville étendue
la ville étendue
la ville étendue

la ville étendue

les couleurs
les couleurs
les couleurs
les couleurs

les couleurs

la vie
la vie
la vie
la vie
la vie

la vie

les ombres
les ombres

les ombres

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 15:32
désert - Californie

l’œil coupant décharne toute vie jusqu'à l'aiguille

il n'y a pas de ciel, rien que le vent

il n'y a pas de traces, rien que le sang indien colorant la terre assoiffée

j'ai cherché les Mohaves, les Paiute, les Chemehuevi, les Chumash, les Tipai, les Taaqtam, les Kawaiiasu

j'ai cherché l'arbre tordu qui disait le chemin. celui là-même qui hachait le vieux monde

j'ai trouvé le froid inconnu d'une beauté sans mélange

cela suffira-t-il à raconter l'histoire ? 

joshua tree desert
joshua tree desert

joshua tree desert

hidden valley
hidden valley
hidden valley

hidden valley

old silver mine
old silver mine

old silver mine

désert de cactus
désert de cactus

désert de cactus

Joshua tree national park
Joshua tree national park
Joshua tree national park
Joshua tree national park
Joshua tree national park
Joshua tree national park

Joshua tree national park

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 16:16
San Francisco

La ville s'enroule en écailles de brume et de feuilles luisantes avec la douceur des grands iguanes ou des serpents de mer qu'on a rêvés sans trop y croire.

puis elle surgit des hauteurs et s'éveille entre deux eaux, entre deux ponts, et se déploie d'arcades en arcades, de rues en rues, de glissades en croche-pied de fils noués

chaque impasse se soulève, chaque maison vibre et le ciel s'évanouit vers l'arc des couleurs qui claquent à tous les vents

les tours, les môles, les rails s'ébrouent en gerbes d'air doré

alors, la Sirène se lève, le jour ondule, le moteur ronfle,

et c'est un autre matin de pluie qui lave et répand sa fraîcheur sur la barbarie de nos illusions

la ville enfin s'éclaire, comme le pas du marcheur à la conquête des légendes

quartier chinois
quartier chinois

quartier chinois

ponts
ponts
ponts

ponts

couleurs
couleurs
couleurs
couleurs

couleurs

horizons
horizons
horizons
horizons

horizons

échappées
échappées
échappées

échappées

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 16:06

Où l'on arrive, d'où l'on repart, la gare est espace protecteur, quasi maternel, en même temps que point aiguisé d'une toile où le voyageur glisse hardiment de fil en fil, au réseau de laquelle il accroche ses espoirs, sa curiosité et ses rêves de frontière. Qu'il espère bien trancher, dépasser. Ou ignorer.

La gare n'est pas la parenthèse du voyage entre deux villes. Au contraire, le voyage se constitue de gares en gares face à la possible vacuité de la ville. On sait lire le quai, l'attente et déchiffrer les heures. Le voyageur a le temps pour lui. Le monde est à ses pieds, à ses oreilles, à ses regards, où vit tout ce qu'il rencontrera, plus tard, ou jamais, en touches diluées.

La gare concentre, invite. Invente un avenir, tous les avenirs, tous les possibles. Tous les humains y sont passés, y passeront, y attendront ce qui ne vient pas, ce qui revient, ce qui n'est jamais arrivé. Mais ... 

La petite gare au quai désert que le chemin de fer agrandit d'impossibles espaces. La gare maritime qui fait vibrer l'eau des emportements. La gare monstrueuse, une ville à elle seule, qui vous cache autant qu'elle vous révèle.

La gare dit le chemin, le pourquoi, le présent. Elle répond à toutes les questions qu'on ne pose pas encore. 

Elle pleure quelquefois des larmes de sang. (Charlotte Delbo disait dans "aucun de nous ne reviendra" : "c'est la plus grande gare du monde". Elle parlait d'Auschwitz). C'est le détournement du sens qui dit l'importance des choses.

J'ai vu les gens s'impatienter de devoir attendre longtemps un train, un bus, un bateau qui n'arrivent pas encore (arriveront-ils?).

J'ai aimé ce temps immobile coincé entre deux incertitudes, ce banc crasseux chargés de ceux qui partent. De pleurs amers, et de rires éclatants, de vaines espérances et de coups de poker. Moi, la voyageuse sans objet. Sans nécessité. Sans désir autre que le prochain pas vers l'inconnu, je me frotte à l'humanité bruissant de ses transports, de ses passages.

La gare est ce lieu suspendu qui n'a d'autre raison que lui-même. La vie, quoi !

quimper - paris montparnassequimper - paris montparnasse

quimper - paris montparnasse

paris nord - strasbourgparis nord - strasbourg

paris nord - strasbourg

sélestat - strasbourg routièresélestat - strasbourg routière

sélestat - strasbourg routière

francfort - copenhague routièrefrancfort - copenhague routière

francfort - copenhague routière

copenhague - stockholmcopenhague - stockholm

copenhague - stockholm

stockholm maritime - helsinki maritimestockholm maritime - helsinki maritime

stockholm maritime - helsinki maritime

helsinki saint petersbourg helsinki saint petersbourg

helsinki saint petersbourg

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 11:48

On entrait sous la pluie dans les remparts de Novgorod, kremlin rouge d'automne et de de terre cuite. L'église brillait au dessus des fresques écaillées. Comme partout, comme toujours, les foules s'empressaient autour des cierges et des icônes rutilantes.

J'ai marché sur des chemins glissants à la lisière des murs. Je disais : Novgorod, comme une incantation brutale revenue de "la prose du transsibérien", mais c'était un autre Novgorod, un autre voyage, un autre temps.

Sur des estrades instables, nous sommes restés figés longtemps dans l'attente du coeur joyeux qui exaltait nos impatiences.

Alors, ce fut la nuit. Et les nuages fumants de Novgorod restèrent accrochés à portée de mains, donnant au combat de l'ange la couleur sulfureuse de nos démons, de nos envies perdues, bien loin de Novgorod, jusqu'au bout des toundras glacées dont on ne revient pas. 

Novgorod
Novgorod
Novgorod
Novgorod
Novgorod

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 14:33

Beaucoup de gens m'ont dit : "c'est une ville qui m'a tant fait rêver". Je ne savais pas pourquoi. Rêver de quoi ? de l'Hermitage et de ses fabuleuses collections ? de la Neva et de ses ponts levants ? des palais de tsars et des perspectives monumentales ? Non, je ne savais pas.

Alors, j'ai pris la ville comme elle me prenait : à froid, à bras le corps, et pied à pied. Le long des quais, des escaliers, des églises innombrables, des dorures affolantes, des cimetières et des cours oubliées. J'ai apprivoisé, sans rien dire, cette sorte de Paris (moi la parisienne, je n'ai pas trouvé de meilleure ressemblance que celle-ci) de l'insolente grandeur, de la beauté et de la colère. J'ai marché. Admiré, il faut bien dire. Et tenté de me glisser entre les failles invisibles d'un monde qui se dérobe. Entre les pages du grand livre que les belles librairies détaillent à l'envi. Je livre donc ce que j'ai vu. Un peu différemment peut être.

Car j'en retiens la ville miroir où tout se contraste et se contrarie. Pour mieux tenir debout ? Le poids est lourd à supporter, je crois, parfois il fait chuter jusqu'aux démarches les plus assurées.    

Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos
Saint Petersbourg - Duos

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 19:36

Le train file à travers un paysage de lacs, de bouleaux, de maisons rouges. Depuis Malmö la grisaille s'effrite peu à peu. Stockholm s'annonce dans un ruissellement d'or pâle et de cuivre que rien ne vient démentir. Elle est la lumière du premier froid, le Sud et le Nord tout ensemble réconciliés dans le chaudron automnal.

La grande ville s'étend sur un archipel escarpé où la carrure des bâtis cède à la mer et ciel, cède au miroir des îles de feuillages. Elle offre la solidité insolente d'un assemblage où tout semble soudain trop grand, mais la grandeur n'écrase pas, elle rend même la petitesse presque honorable en offrant à chacun le présent d'une place harmonieuse, comme la feuille au cœur d'octobre participe à la grandeur de l'arbre entier.

Stockholm  est un labyrinthe à ciel ouvert, un chemin de pierre et d'eau qui se ramifie jusqu'aux banlieues chargées de maisons claires et d'avenues sans limites. Car la ville a toute la place, toute les couleurs pour elle seule. Elle oppose la blancheur miroitante de ma chambre aux maisons de bois multicolores du parc de Skansen. Elle absorbe les grottes obscures du métro, transfigurant le ballet des lucioles électriques qui se répondent de ponts en ponts, de ports en ports.

Chaque ville est une surprise où l'on peut oublier ce qu'on sait et ne pas regretter ce qu'on ne sait pas. Une expérience hasardeuse sans prix à payer. Il faut juste y avoir des pieds et des yeux, et parfois un plan élémentaire pour qui aime se retrouver sur le papier après s'être perdu dans la lumière : ces jours là Stockholm fut éblouissante en dépit de la massivité austère de ses monuments. Sous la lumière rasante, je brûlais mes yeux  d'ile en ile, sur un parcours d'arbres roux et de navires couchés, cherchant la verticale d'un horizon vite retombé dans la brutalité du crépuscule.

Dans l'île de Skepps Holmen les statues de Niki de St Phalle ont soudain troublé mon regard en dépit de l'éclat des formes. Je me suis assise au milieu des feuilles mortes, sereine d'avoir traversé des douleurs qui ne sont plus qu'un songe. Lorsque j'ai quitté la ville, au soir couchant, je n'ai pas rencontré la pleine mer, mais la succession infinie des méandres de l'heure fauve. Il me fallait dormir : la nuit viendrait bien assez vite.

Stockholm
Stockholm
Stockholm
Stockholm
Stockholm
Stockholm
Stockholm
Stockholm
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Repères

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  • ANISARA
  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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