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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 09:49
puisque nous sommes dans le moment du printemps des poètes
cette livraison de nuit, qui fait fleurir les mots et la force tendre de l'absence, en plus des fantômes et des incertitudes
écrite par radjoul

« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » n’est pas un guide du routard. Si il invite à la découverte, au voyage, il ne recommande pas les meilleurs auberges ou bistrots aux potentiels touristes projetant de découvrir le Togo.

« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » est la compilation des notes du tableau de bord d’une exploratrice (dom) dont le regard transcende les paysages, domine la faille d’Aledjo ou les Tatas Somba et embrasse les êtres.

« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » c’est l’histoire d’un tourisme d’attache, solidaire et d’échange. Ce n’est pas l’histoire d’un tourisme de clichés dérobés çà et là, qui font cartes postales dans des albums photos souvenirs;


« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » raconte la tendresse d’un coup de foudre, d’une télépathie automatique entre une aventurière et les enfants du Togo et qui n’était pas a priori plausible.

« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » c’est une histoire d’amour qui brise les frontières géographiques et les barrières idéologiques et raciales. C’est la rencontre des « contraires », une alliance contre nature  qui débouche sur la plus tendre et le plus virulente des romances à la Roméo et Juliette.


« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » c’est l’histoire d’une rencontre, d’un échange entre une blanche  et des enfants noirs. La rencontre devient partage de joies, d’inquiétudes, de fou rires et devient confidence.

Le « salad bowl » devient un « melting pot » et le faciès ne dérange plus, il laisse transparaitre au sein de la famille « homo sapiens » notre plus petit dénominateur commun, notre « condition humaine » : la vie, la mort, la maladie.

« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » nous raconte deux mondes séparés par la méditerranée et essaie d’abattre les idées reçues et les clichés : « en Europe, il ne coule pas que du miel et en Afrique, il ne pousse pas que des épines »


« Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » ne nous reproche pas notre propension pour le sacré, le mythique et le mystique qui servent de traits d’union entre les mondes des vivants et celui des morts. Lire ce livre m’a fait ruminer des souvenirs d’enfance de fantômes, de créatures qui ont hanté mes nuits. On me rappelait souvent que la nuit les morts occupaient  les cases, les sentiers désertés par les vivants.


Dominique, tu ne nous juges pas de « primitifs » en vantant ta culture, rationnelle et positiviste de laquelle le science et la technique sont inspirées par le meilleur. Par contre tu restes mystifiée par notre solidarité qui s’exprime comme cette incroyable énergie des désespérés qui contraste avec l’individualisme occidental. Les hommes vivants comme des planètes chacun dans son orbite sans se rencontrer sauf pour rentrer en collision, l’émancipation des consciences individuelles au détriment de la conscience collective. La vie ne résume plus qu’à un ensemble de relations formelles et impersonnelles. Vous gagnez en liberté ce que vous perdez en sociabilité. 


que vaut le bonheur si on ne peut le partager?


dominique tu enseignes enfin cette équation toute simple, et toute triviale d’ailleurs :

Blanc + mélamine donne Noir. Et que notre mélanine est notre plus grande richesse, notre plus grande force. Et il nous appartient à nous, et à nous  seuls de l’apprivoiser.


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publié par dominique dieterlé - dans from Africa
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  • : Après la publication de mes livres "lettres d'anisara aux enfants du Togo" et "Villes d'Afrique", ce blog rend compte en chroniques, poèmes, photos, dessins, des rencontres avec les humains et la solidarité, avec la poésie, l'art, les cultures, l'Afrique et les voyages.
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